09
Mars

Manif du 27/02/2016 - Prise de parole des historiques expulsables

Depuis 40 ans la population dit non à ce projet d’aéroport et aujourd’hui c’est toujours non !

Mais aujourd’hui, nous sommes très très nombreux.

Ce ne sont plus seulement les paysans qui disent non, mais aussi toute la population : des jeunes, des moins jeunes. Tout le monde se sent concerné par ce débat.

Les raisons sont en partie les mêmes : la défense des terres agricoles, la défense d’emplois locaux, le refus que de grands élus décident pour nous, le refus que l’aménagement du territoire se fasse au profit des grandes villes et au détriment des territoires ruraux.

Depuis, d’autres motivations se sont ajoutées : l’horreur pour les dossiers compliqués bourrés de chiffres, non consultables et surtout bidouillés pour aboutir au résultat que l’on veut ; c’est le cas de l’étude cout bénéfice.

Bien sûr, le respect de l’environnement, de notre terre, de celle de nos petits enfants est une dimension qui a pris de l’ampleur aussi.

C’est pourquoi, François Hollande l’a reconnu : « on ne peut pas circuler sans entendre parler de Notre Dame des landes ». C’est le fruit de toutes vos mobilisations, partout en France et sous différentes formes. Notre Dame des landes est un débat incontournable et sur lequel on ne lâchera pas.

Attention, les choses s’inversent, bientôt on dira : « vous savez Nantes, cette ville à 20 km de Notre Dame des landes, cette ville qui détruit tout l’environnement dans son voisinage pour être toujours plus verte »

Pour cette ville-entreprise qui investit des millions dans la communication sur son image, ce serait trop la honte !

En tout cas, il y en a qui ne changent pas ! Ce sont les hommes politiques ! Toujours droits dans leurs bottes, à répéter les mêmes mensonges. C’est normal, ils mettent à la poubelle les notes techniques de leurs services censées les faire réfléchir.

Nous, nous sommes les braves gens, qui sans peur du ridicule avons sans cesse fait appel au bon sens : quand on n’est pas riche et que l’on a un outil qui marche bien ( et les compagnies aériennes qui ont primé Nantes Atlantique meilleur aéroport régional savent qu’il marche bien !) Et bien quand un outil fonctionne bien, on ne le casse pas pour en faire un neuf dont on n’est jamais certain qu’il marche aussi bien et dont on est sûr qu’il coutera beaucoup plus cher.

Cette évidence, les porteurs du projet ne l’ont jamais partagée. Ah oui, il y a un détail, nous raisonnons avec notre argent et eux raisonnent avec l’argent des autres, l’argent public, le vôtre, celui des services sociaux que l’on réduit parce qu’il faut faire des économies.

Voilà pourquoi nous sommes dans cette bagarre.

Qui sommes-nous, les historiques expulsables?

Des habitants, locataires bien avant 2008 ; par exemple Alphonse qui vit ici depuis plus de 80 ans. Beaucoup y ont vécu toute leur vie d’adulte.

Tous nous étions ici pendant l’opération César, avec une foule de combattants harassés voire blessés, avec les flics à proximité. Tous nous avons vécu l’occupation policière qui a suivi. Nous avons mis à disposition de la lutte la vacherie, la Rolandiére, les fosses noires. Avec l’aide des terres de Bellevue, nous avons réorganisé l’usage du foncier pour gérer les dégâts de l’opération César et s’organiser avec les activités agricoles de Sème ta ZAD.

Les paysans ont acheté soit du foncier en bordure de zone, soit une maison dans la zone pour limiter l’emprise de Vinci.

Les paysans ont participé d’une façon ou d’une autre à la grève de la faim.

Hervé était le premier occupant illégal en s’installant en 78 sur les terres de ses parents.

Nous ne gênons pas physiquement Vinci pour l’année 2016, quels que soient ses projets.

Mais nous sommes des opposants à abattre, nous n’avons pas encaissé les chèques des expropriations et nous n’avons jamais signé de bail annuel avec Vinci pour vivre dans nos maisons ou utiliser nos parcelles historiques. Selon la bible de Vinci, notre activité agricole est illégale et donc nous devons partir.

La plupart des historiques vivent avec ce projet au-dessus de leur tête depuis l’enfance, c’est une partie de leur vie.

Ce paysage, ces terres, cette biodiversité, c’est en partie le fruit de leur travail, de leur mode de vie en recherchant un équilibre entre production et respect de la terre et du bocage.

On peut sans doute faire mieux et on le fera. Mais l’urgence aujourd’hui, c’est de sauver ces terres.

On croit être seul en voulant sauver ces terres de Notre dame, mais en fait, on s’aperçoit que c’est le même problème ailleurs. Quand on a reçu Via Campesina, avec des délégations de plein de pays différents, on a découvert qu’il y avait la même histoire en Indonésie, au japon. En un siècle, on a imperméabilisé 25% des terres agricoles en France, et on a le même phénomène au niveau mondial. Vous connaissez tous ces terres que l’on arrache aux paysans à Madagascar, que l’on privatise en Amérique latine, en Ukraine etc.

C’est bien un combat universel que nous menons, celui de la sauvegarde de la terre nourricière.

Dans un pays comme le nôtre, réduire les terres agricoles, c’est condamner les paysans à utiliser plus d’intrants avec des cultures plus productives et plus exigeantes et donc plus fragiles. Ailleurs, cela se traduira par plus de défrichage de forêts. A tout point de vue, c’est le contraire de ce qu’il faut faire. C’est en particulier très contradictoire avec les engagements de la COP 21.

C’est pour cela qu’il faut gagner cette lutte.

Nous pouvons être fiers, tous ensemble, de ce que nous avons fait tous ensemble. Résister pendant si longtemps, nous avons montré que c’est possible. Cet aéroport qui devait être inauguré en 2017 et les travaux n’ont toujours pas commencé. Hou la la, on comprend qu’ils soient furieux en face.

Non, messieurs, nous ne vous élisons pas pour que vous décidiez pour nous. Non, messieurs, nous ne laisserons pas les lobbies du BTP et de l’immobilier nous gouverner.

Non, messieurs, nous ne vous laisserons pas détruire notre bocage avant le verdict de tous les recours.

Assurément, la force de notre lutte est la diversité des acteurs :

L’opposition des pilotes de ligne et leur expertise aéronautique

L’implication des élus et aussi leur expertise des dossiers

L’expertise des naturalistes en lutte

L’expertise des ateliers citoyens

Les mobilisations et le travail d’information

L’action juridique

L’engagement sur le terrain des paysans de Copain

La résistance sur le terrain par les occupants

La non collaboration têtue des historiques

Dans un monde normal, deux parmi ces résistances auraient dû suffire à couler le projet, en fait, toutes ces forces ensemble n’ont réussi qu’à le bloquer. Mais c’est déjà cela. Il nous reste à construire notre avenir et le chemin qui mène à la victoire. Depuis 2012, nous avons su gérer chaque difficulté et nous allons continuer à le faire.

Vous l’avez vécu comme nous l’hiver a été chaud. En plus, ici, il a été rude.

Cela a commencé dès l’été quand les juges ont dit qu’ils n’avaient pas compétence pour se prononcer sur le respect de l’environnement par ce projet.

Le lobby du patronat, soutenu par le premier ministre y est allé à fond : « il faut démarrer les travaux, l’avenir de la région en dépend, la région est prise en otage, la ZAD c’est l’ultra violence, c’est Mossoul, c’est la république qui est en danger »

Ont succédé ensuite, les expropriations des derniers dossiers d’historiques, puis les procès pour expulsion, qui se sont conclus par des décisions d’expulsion.

Vinci nous avait bien prévenu qu’en ne signant pas amiable, nous passerions devant le juge. C’est fait et plusieurs fois, nous connaissons très bien le chemin maintenant.

Au 26 mars, nous serons tous comme les autres occupants de la ZAD, expulsables de nos maisons. Depuis la fin janvier, l’utilisation de nos terres et la présence de nos troupeaux sont illégales. Nous ne sommes pas certains du tout de toucher les aides PAC pour 2016. C’est dommage, car avec le prix du lait que nous aurons ce serait assez dur de joindre les deux bouts sans les aides PAC. Ce sera une affaire à suivre.

Merci à tous pour le soutien et les mobilisations que nous avons menées pour éviter ces jugements. Ce fut beaucoup d’énergie et nous pouvons être très fiers de tout ce qui s’est fait. Le courage, c’est aussi de résister aux provocations des flics quand nous l’avons décidé ensemble. Solidarité totale avec tous les amis paysans et chauffeurs escargots qui ont été arrêtés et pénalisés lourdement.

Ici, quand on se mobilise pour Notre Dame, on paie toujours très cher.

Enfin, on voudrait conclure par un mot sur la vie sur la ZAD.

Nous y vivons tous les jours, nous y dormons toutes les nuits, nous pouvons en parler en vrai.

Nous sommes heureux d’avoir des voisins et qu’ils aient occupé la place des maisons détruites en 2012 par César. Nous sommes heureux qu’ils aient remis de la vie là ou césar nous organisait un désert humain.

Il peut arriver qu’il y ait des embrouilles, mais nous retenons surtout la solidarité et l’énergie mise pour les résoudre. Qui peut réunir pendant des années 2 à 300 personnes sans qu’il y ait d’embrouilles.

Nous sommes riches de la convivialité, des échanges dans un sens et dans l’autre et de la solidarité avec les occupants.

Trouvez nous un autre endroit où vous pourrez sans argent partager du pain des légumes, de la vie culturelle et bien d’autres choses encore.

Alors, nous considérons que c’est plutôt une chance de côtoyer ces tentatives pour construire un monde diffèrent.

Gardons aussi les terres de Notre Dame pour que tous ces rêves en construction continuent à prendre forme.

 

Marcel Thébault et Sylvain Fresneau pour les historiques expulsables

17
Avril

Point de vue de René Guitton, ancien président de la FDSEA 44

La situation désastreuse sur la ZAD me semble due, pour une part, à la surenchère des partisans du projet d'aéroport abandonné en obligeant les pouvoirs publics à utiliser la force pour ne pas se faire accuser de faiblesse.(Par respect pour les personnes, je ne citerai aucun nom)

Alors que la sérénité était globalement revenue et que tout serait dans les règles si l'on avait laissé le temps pour cela, la force déployée nous ramène des années en arrière et risque de créer une situation pire qu'en 2012.

Nous pouvons observer que depuis le début de l'opération actuelle presque tous ceux qui avaient réclamé l'usage de la force se taisent. Sans doute, en comprenant la gravité de l'escalade, ne veulent-ils pas jeter de l'huile sur le feu ? Tant mieux !

Tout le monde sent que ni la force ni la violence d'où qu'elle vienne, n'apportera de véritable solution ; Seule une négociation pourra le faire.

Il est donc impératif que tous les acteurs concernés se mettent autour d'une table. Et que chacun y vienne en ayant à l'esprit cette phrase de Nietzsche qui devrait faire consensus : "Le pouvoir ne doit pas empêcher ceux qui veulent vivre de façon singulière, mais ceux-ci ne doivent pas imposer leur façon de vivre à la majorité."

Pour enfin trouver un compromis accepté par tous et créer les conditions indispensables pour un "vivre ensemble" dans le respect des différences de chacun.
Sinon ce sera un échec collectif depuis les hauts responsables jusqu'aux simples citoyens.


Qui peut souhaiter ça ?


René Guitton
ancien président de la FDSEA de Loire Atlantique de 1976 à 1979

15
Janvier

"Expulsions à ND-des-Landes ? Un non-sens" par Léon Maillé, paysan du Larzac

Si après avoir, en 1981, annulé l'extension du camp militaire du Larzac, le président Mitterrand avait expulsé les squatters, le laboratoire rural extraordinaire imaginé par les jeunes illégalement installés sur le plateau n'aurait jamais existé.

 

Ainsi, fait unique en France, l'admirable gestion collective, depuis 30 ans, des 6 300 ha appartenant à l'Etat et des 1 200 ha aux GFA militants n'aurait, elle non plus, jamais existé. Cela a permis l'éclosion d'une agriculture paysanne très diversifiée que nous les anciens, engoncés dans la mono-production roquefort, n'aurions jamais imaginée, encore moins osée. Transformation à la ferme, vente directe de fromage de brebis et chèvre, de viande d'animaux de plein air (bœuf, agneau, cochon...), très souvent en bio, auxquels il faut ajouter miel, artisanats divers, dresseur de chiens de berger, chèvres angora, et même fabrication de bière et d'apéritifs, etc.

 

En fait, chaque maison ou ferme vide dans les années 1970 est maintenant vivante. Ainsi, par endroit, on a doublé la population agricole et, pour mieux écouler ces produits fermiers, voilà 30 ans a été inventé ici le concept de marché à la ferme, largement repris ailleurs.

 

C'est le résultat du brassage d'idées provoqué par l'arrivée de tous ces jeunes de l'extérieur qui a été le levain de la revitalisation du causse. Ainsi, le prototype du premier rotolactor pour brebis a été inventé par... un natif du Pas-de-Calais, et le créateur de la magnifique coopérative des Bergers du Larzac (34 producteurs et 35 salariés) est venu de Nanterre reprendre une ferme vendue à l'armée. Du coup, ici on innove : ainsi plusieurs hameaux sont chauffés par un réseau de chaleur à la plaquette forestière locale, les toits des fermes hébergent des panneaux photovoltaïques, et depuis peu une Toile du Larzac (copiée sur une initiative de la Manche) amène Internet à haut débit via un collectif d'habitants.

 

N'oublions pas non plus ces débats de société engendrés sur le plateau, comme les combats contre la malbouffe, les OGM, la mondialisation libérale, les gaz de schiste, etc.

 

Ce tumulte local répercuté par les médias a été bénéfique à toute la région, au tourisme et à la vente des produits locaux. Lorsqu'on entend aujourd'hui des décideurs s'abriter derrière le droit pour justifier des expulsions à Notre-Dame-des-Landes, il faut leur rappeler que le droit n'est qu'une règle du moment, qui peut être modifiée, voire inversée. Exemple : l'arrachage des OGM était interdit (Bové a fait de la prison pour cela), maintenant ce sont les OGM qui sont interdits dans les champs, et c'est même l'Etat qui en a fait arracher !

 

Et expulser des occupants de ND-des-Landes : pour mettre quoi à la place ? Au Larzac aussi, l'armée avait cru intelligent de vider de ses occupants illégaux quelques fermes qu'elle avait achetées. Résultat : elle s'est ridiculisée, piégée durant cinq ans à vivre en cage derrière des barbelés, dans des fortins, alors que les jeunes paysans occupaient et travaillaient l'espace tout autour.

 

Quant à notre « bergerie cathédrale » de La Blaquière, elle a été construite sans permis par des bénévoles, et financée en partie par le refus de l'impôt. Mais au final elle a quand même été inaugurée par  un ministre de la République : Michel Rocard. En fait, c'est la légitimité qui devrait toujours l'emporter sur la légalité ; l'oublier, comme à ND-des-Landes, c'est aller à contresens de l'histoire. Et combien d'hommes politiques (De Gaulle, Mandela, Havel, etc.), après avoir enfreint la loi, sont un jour devenus président de leur pays !

 

Bref, heureusement que François Mitterrand n'avait pas eu l'idée saugrenue d'expulser les occupants d'alors...

 

Léon Maillé

paysan retraité

 

 

ND-des-Landes : le piège des expulsions...

Ayant vécu la lutte du Larzac, et entendant aujourd'hui certains hommes politiques parler d'expulsions à ND-des-Landes (quelle que soit la solution retenue), je perçois leur inconséquence.

 

En effet, ici aussi, en 1976, devant la recrudescence des occupations illégales de fermes abandonnées et achetées par l'armée, cette dernière avait cru pertinent de les occuper elle-même, après en avoir expulsé les squatteurs.

 

Résultat : elle s'était retrouvée piégée dans ses fortins, avec barbelés et gardes, et ce jusqu'à la décision de Mitterrand d'annuler le projet d'extension du camp militaire. Durant ces cinq ans, elle a involontairement joué le rôle des singes dans un zoo, les spectateurs civils venaient la narguer, parfois bloquer ses véhicules (ou les repeindre) obligés d'emprunter les routes locales pour aller chercher le ravitaillement au camp. Pendant ces cinq ans, toutes les terres de ces fermes étaient utilisées, labourées même, jusqu'au ras des barbelés par les squatteurs. L'armée était devenue la risée des habitants et des visiteurs, comme on le remarque dans tous les films sur la lutte du Larzac. Cela a provoqué la création d'une petite ferme en bois sur un champ appartenant à la SAFER. Dans un arbre de la haie mitoyenne, les soldats avaient construit un mirador rudimentaire : une cohabitation cocasse.

 

Les pro-expulsion à ND-des-Landes veulent-ils renouveler une telle galère ? Une meilleure connaissance de l'histoire du Larzac et un peu de bon sens devraient vite les dissuader...

 

Léon Maillé

04
Décembre

Pendant la COP21, les procédures continuent

Ajout du 7/12/2015 :

Comme vous le savez (voir ci-dessous), le jeudi 10 décembre prochain se tiendra une audience en référé expulsion à 11h30 au Tribunal de Grande Instance de Nantes.
Cette assignation concerne 4 exploitations agricoles et 11 familles : paysans, habitants locataires ou propriétaires historiques.

 

AGO/Vinci, qui agit pour le compte de l'État via le ministère de l’Écologie, réclame : 

  • l'expulsion immédiate, sinon astreinte de 200€ par jour et par dossier (4 pour certains) avec le concours de la force publique.
  • saisie et séquestration des biens et cheptels ;
  • pas d'application de la trêve hivernale...

L'ACIPA, révoltée par l'annonce de cette audience, appelle à
 

un rassemblement de soutien pacifique (à visage découvert et à mains nues)
devant le Tribunal de Grande Instance de Nantes,
quai François Mitterrand
à 11 heures le jeudi 10 décembre prochain


En raison du contexte d'état d'urgence, l'ACIPA compte sur le sens des responsabilités de chacune et chacun afin que ce rassemblement se déroule dans le calme par respect envers les personnes assignées à l'audience.

Covoiturage à 10h sur le parking de la poste à Notre-Dame-des-Landes.

Lire aussi le témoignage de Sylvie Thébault sur le blog Paroles de campagne

Et la lettre ouverte de l'ACIPA au Président de la République François Hollande envoyée ce jour (début ci-dessous):


Message du 4/12/2015

Nous avons été avertis que le 10 décembre prochain se tiendra une audience en référé expulsion à 11h30 au Tribunal de Grande Instance de Nantes.
Cette assignation concerne 4 exploitations agricoles historiques et 11 familles de paysans, habitants locataires ou propriétaires historiques.

 

La demande d'AGO/Vinci, qui agit pour le compte de l'État via le ministère de l’Écologie, se décline en ces termes : 

  • expulsion immédiate, sinon astreinte de 200€ par jour et par dossier (4 pour certains),
  • saisie et séquestration des biens et cheptels ;
  • pas d'application de la trêve hivernale... 

 

Tous ces dossiers sont concernés par l'accord politique du 8 mai 2012 passé avec F. Hollande, puis réactualisé par J-M. Ayrault ainsi que M.Valls en 2014.

 

Paradoxalement, AGO/Vinci signe en ce moment avec les paysans de la zone, des conventions d'occupation précaire pour l'année culturale 2015/2016. Cherchez l'erreur !

 

Cela est une véritable provocation entre les 2 tours des élections régionales et en pleine COP21 alors que F.Hollande se veut exemplaire en matière de lutte contre le réchauffement climatique !

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Sur le site de Ouest-France :
NDDL. Vinci demande l'expulsion des habitants "historiques" de la Zad
http://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/ancenis-44150/nddl-vinci-demande-lexpulsion-des-habitants-historiques-de-la-zad-3891097

Par ailleurs, en ce qui concerne la conserverie de la Noé Verte, un nouveau procès aura lieu le 27 janvier.
http://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/nddl-report-en-janvier-du-dossier-dexpulsion-la-noe-verte-3888330

A propos

Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d'Aéroport de Notre Dame des Landes Association luttant contre la création d'un autre aéroport à Nantes (Loire Atlantique), sur les communes de Notre Dame des Landes, Grandchamp des Fontaines, Vigneux de Bretagne et Treillières

Autocollant Acipa 2012 fond-gris

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