19
Janvier

Ensemble, nous avons eu raison du projet d'aéroport !

Publié dans Communiqués de presse

Communiqué de presse de l'ACIPA
Notre-Dame-des-Landes -  vendredi 19 janvier 2018

 

L’ACIPA se réjouit de l’abandon du projet d'aéroport à Notre Dame des Landes annoncé ce mercredi 17 janvier 2018. Comment exprimer totalement l'immense joie ressentie après tant d'années de lutte ? Peut-être faudrait-il inventer des mots pour cela ?

 

Après le débat de fond que les opposants réclamaient depuis si longtemps et qui fut mené avec écoute et rigueur par les médiateurs, une sage décision a enfin été prise qui met fin à 50 ans de tergiversations.

 

Les élus locaux et nationaux qui n'ont jamais voulu étudier objectivement les alternatives possibles pour ce projet d’aéroport, portent seuls la responsabilité de l'enlisement de ce dossier devenu emblématique. Les occasions ont pourtant été nombreuses : redémarrage du dossier (2000), débat public (2002-2003), enquête d'utilité publique (2006-2007), enquêtes loi sur l’eau et espèces protégées (juin 2012), commission "du dialogue" (2013), expertise CGEDD demandée par Ségolène Royal et consultation (les deux en 2016).

 

Nous remercions les dizaines milliers de personnes, adhérentes ou non à notre association, qui nous ont fait confiance depuis la création de l’ACIPA en novembre 2000 et nous partageons ce moment historique avec nos nombreux partenaires, autres associations, syndicats, mouvements politiques, collectifs et habitants de la ZAD. Ces presque dix-huit années ont constitué une formidable aventure humaine qui a permis d'atteindre notre objectif : l’abandon du projet de Notre-Dame-des-Landes ! 

 

Nous dédions ce succès

  • aux agriculteurs qui se sont levés pour la défense des terres agricoles dès les années 1960,
  • à ceux qui, en 2000, se sont mobilisés pour fédérer des forces citoyennes autour de l’ACIPA,
  • à tous ceux qui ne sont plus là mais qui nous ont accompagnés tout au long des 18 années de résistance,
  • à tous ceux qui ont lutté pour cette zone à défendre, anonymes ou pas.

 

Rien ne pourra jamais effacer la mémoire d'une si longue lutte citoyenne.

 

De la phase de résistance, nous passons maintenant à une phase de construction. 

 

L’ACIPA souhaite que les habitants historiques puissent dès aujourd'hui poursuivre leur activité dans la plus grande sérénité et que les nouveaux habitants ayant des projets de vie à long terme sur la zone puissent les mettre en place, dans le respect des règles communes établies par le mouvement depuis plusieurs années. 

 

Après que se soit enfin brisée cette épée de Damoclès au-dessus de Notre-Dame-des-Landes, la circulation sur les routes et chemins de la zone doit reprendre au plus vite pour répondre aux besoins de la population des environs.

 

A très bientôt, le 10 février prochain, pour la journée festive sur la ZAD.

 

Réservez aussi déjà les 7 et 8 juillet prochains pour le (dernier ?) rassemblement annuel organisé par la Coordination des opposants !

 

L'ACIPA

14
Décembre

Médiation : les analyses des opposants confirmées dans le rapport

Publié dans Communiqués de presse

Communiqué de presse de l'ACIPA
Notre-Dame-des-Landes -  jeudi 14 décembre 2017

 

L'ACIPA prend acte de la remise du rapport des médiateurs au gouvernement, et attend sereinement la décision qu'il va prendre d'ici la fin du mois de Janvier.

Nous avons apprécié la méthode de travail rigoureuse des médiateurs, nous apprécions aussi de voir bon nombre d'analyses avancées par les opposants depuis de très nombreuses années, reprises dans ce rapport.

Au terme de ce dernier, l'optimisation de Nantes-Atlantique ressort manifestement comme le seul véritable projet à même de permettre une réponse aux enjeux agricoles, environnementaux, économiques et sociaux de la région pour les années à venir.

Par ailleurs, les éléments de fond mis en lumière par les médiateurs remettent en cause tant la consultation de juin 2016, qualifiée de "défaillante" dans le rapport, que l'analyse des juridictions administratives sur le caractère non satisfaisant de l'optimisation de Nantes-Atlantique (arrêtés environnementaux) basée sur des expertises faussement orientées en faveur de la construction de l’aéroport à Notre Dame des Landes par les décideurs locaux et la Direction Générale de l’Aviation Civile. 

L'ACIPA appelle ses adhérents, sympathisants et comités de soutien à rester vigilants jusqu'à la décision gouvernementale, et à l'accueillir, quelle qu'elle soit, dans la non-violence et le respect des personnes, et sans dégradations.

Si la poursuite du projet est annoncée, nous continuerons la résistance contre un projet injuste et pour empêcher l'évacuation de la ZAD, de nombreux recours juridiques étant encore en cours d'examen par les juridictions administratives et civiles.

Si l'abandon du projet est annoncé, une autre échéance sera pour nous aussi importante, celle de la date d'expiration de la Déclaration d'Utilité Publique le 9 février 2018. Si la DUP devient caduque ce jour-là, cela signifiera un coup d’arrêt définitif au projet de Notre Dame des Landes.

Au cours des mois qui viennent, l'ACIPA assumera ses responsabilités et prendra sa part, au côté des autres composantes du mouvement, et comme c'est déjà le cas depuis longtemps, dans la préparation et la transition apaisée vers un avenir de la ZAD sans aéroport.

L'ACIPA remercie ses soutiens et toutes les personnes ayant collaboré à l'élaboration des dossiers qui ont permis aux médiateurs de réaliser un travail de rééquilibrage attendu depuis bien trop longtemps. 

 

L'ACIPA


Quelques ressources pour aller plus loin :

Vidéos

 Ronan Dantec - sénateur de Loire-Atlantique

Benjamen Grivaux - Porte-parole du gouvernement

11
Septembre

Message du CA de l'ACIPA à l'attention d'Hervé Kempf

Mr Kempf,

 

Nous avons appris votre départ du journal Le Monde, départ provoqué par vos engagements au travers de vos reportages, et plus particulièrement sur le projet de Notre-Dame-des-Landes lui-même et sur la lutte que nous – opposants de tous horizons politiques – menons sans relâche.

L’Acipa vous assure de son soutien sans faille dans votre courageuse démarche qui témoigne de votre objectivité, de votre sincérité et de votre liberté d’expression. Qualités que tout journaliste d’opinion indépendant des pressions politiques et financières de tous bords doit défendre pour porter à la connaissance des lecteurs et lectrices une vision qui sort de la doxa ambiante.

Nous sommes fiers et heureux des rapports sincères qui se sont établis durablement entre vous et l’Acipa.

Nous vous encourageons dans la nouvelle aventure que vous entreprenez et nous vous souhaitons une grande réussite afin que la vérité sur les problèmes environnementaux à venir éclate au grand jour.


Le Conseil d'Administration de l'ACIPA

09
Novembre

Contribution de l'ACIPA à la consultation dérogation espèces protégées

Consultation publique – Octobre Novembre 2013
Contribution de l'ACIPA à la consultation dérogation espèces protégées
 
Par la présente, l’ACIPA (Association citoyenne intercommunale des populations concernées par le projet d’aéroport) souhaite formuler des observations dans le cadre de la participation du public sur la dérogation au titre des espèces protégées – Aéroport du Grand Ouest et sa desserte routière.
Tout d’abord, l’ACIPA déplore et dénonce les conditions de forme dans lesquelles se déroule la présente consultation sous le régime de l’ordonnance du 5 juillet 2013 :
- la durée de la consultation, tout d’abord : le dossier entier soumis à la consultation totalise plus de 4.000 pages, alors que la consultation était initialement ouverte du 7 octobre au 28 octobre 2013 ! Malheureusement, la prorogation de la consultation jusqu’au 7 novembre n’y change rien : il est quasiment impossible de prendre, dans un laps de temps aussi court, connaissance en profondeur de tous les  documents présentés et de porter dessus un jugement éclairé en connaissance de cause ;

- le régime de participation du public choisi, ensuite : il s’agit ici d’une simple consultation, sans commissaires-enquêteurs, donc sans aucun rapport de commission d’enquête… or une enquête publique présente des garanties de partialité, d’indépendance qui ne sont pas du tout les mêmes que pour une simple consultation !
Rien n’interdisait à la Préfecture de Loire-Atlantique d’organiser en lieu et place de la présente consultation une véritable enquête publique avec la possibilité pour le public d’y contribuer de manière électronique, à distance.
De plus, l’ACIPA tient à souligner l’incohérence de la démarche engagée par les porteurs du projet concernant la présente consultation au titre des espèces protégées.

En effet, lors de l’été 2012, a eu lieu une enquête publique au titre de la loi sur l’eau. Suite à cette enquête publique, le rapport de la commission d’enquête a mis en avant deux réserves, dont la première et la plus importante était l’appréciation de la validité des mesures compensatoires par un collège d’experts scientifiques indépendants.

Ce dernier collège d’experts scientifiques a rendu son rapport en avril 2013 et a totalement invalidé en l’état la méthode de compensation proposée, en émettant 4 réserves sur les principes de la méthode, ainsi que 6 réserves sur son application à Notre-Dame-des-Landes.
Par conséquent, il est évident que la première et plus importante réserve de la commission d’enquête n’a toujours pas été levée. L’ACIPA dénonce le fait qu’une nouvelle enquête publique au titre de la loi sur l’eau n’a pas été engagée, alors que le bon sens aurait commandé de soumettre le nouveau dossier amendé au public. L’ACIPA exige donc qu’une nouvelle enquête publique au titre de la loi sur l’eau soit organisée.

De la même façon, il est tout aussi incohérent que le présent dossier concernant les espèces protégées ne prenne pas du tout en compte les mesures compensatoires au titre de la loi sur l’eau, alors que celles-ci sont interdépendantes, comme l’a très bien souligné le rapport des experts scientifiques d’avril 2013. Dès lors, quelle cohérence peut-il y avoir à présenter au public un dossier concernant les espèces protégées quand bien même les mesures compensatoires au titre de la loi sur l’eau ne sont pas encore connues ?

C’est ainsi qu’il ne nous semblerait absolument pas raisonnable qu’un éventuel arrêté préfectoral concernant les espèces protégées soit signé préalablement à un arrêté préfectoral au titre de la loi sur l’eau.

Il n’aura pas échappé aux observateurs attentifs que l’emprise aéroportuaire ainsi que l’emprise routière sont situées en quasi-totalité sur des zones humides, elles-mêmes situées en têtes de deux bassins versants. La faune et la flore exceptionnelles qui composent le site de la région de Notre-Dame-des-Landes ne peuvent pas être, de la sorte, déconnectées de leur milieu : de nombreuses espèces protégées ne vivent sur le site qu’en raison de la présence d’eau et de telles zones humides.


Ainsi, comment juger un dossier concernant des demandes de dérogations d’espèces protégées alors que, d’une part, les mesures compensatoires proposées par les porteurs du projet (AGO et la DREAL) au titre de la loi sur l’eau ne sont ni légales ni réglementaires en l’état ; et que, d’autre part, le public ne connaît ni, a fortiori, n’a pu s’exprimer sur ces mêmes mesures ?


Telles étaient les quelques remarques que l’ACIPA, en tant qu’association citoyenne, souhaitait faire part à la Préfecture de la Loire-Atlantique dans le cadre de la présente consultation.

 

A propos

Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d'Aéroport de Notre Dame des Landes Association luttant contre la création d'un autre aéroport à Nantes (Loire Atlantique), sur les communes de Notre Dame des Landes, Grandchamp des Fontaines, Vigneux de Bretagne et Treillières

Autocollant Acipa 2012 fond-gris

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