20
Octobre

Procès en expulsion : l’ACIPA apporte son soutien à la famille Herbin - Rassemblement de soutien le 22/10 à 9h

Publié dans Communiqués de presse
Communiqué de presse de l’ACIPA - Notre-Dame-des-Landes le 20 octobre 2014
 
L’ACIPA appelle à un rassemblement pacifique de soutien à la famille Herbin le mercredi 22 octobre à 9h devant le tribunal de Saint Nazaire.
 
La famille Herbin y est convoquée pour une audience de jugement en expulsion à la demande d’AGO/Vinci.
 
Depuis 1994, Claude Herbin et sa famille sont locataires d’une maison située au Liminbout à Notre-Dame-des-Landes, maison qui a été vendue à l’Etat par son propriétaire sans que soit mentionnée la présence de locataires.
 
La famille Herbin entre de plein droit dans l’accord politique conclu le 8 mai 2012 entre les grévistes de la faim et les responsables des collectivités locales (Nantes Métropole, Conseil Général et Conseil Régional. Cet accord stipulait en effet qu’il n’y aurait pas d’expulsions pour les habitants titulaires d’un titre de location au moment de la signature de la Déclaration d’Utilité Publique (DUP) le 9 février 2008, tant que les recours juridiques ne seraient pas arrivés à leur terme.
 
Pour l’ACIPA, aucune expulsion d’habitant sur la zone n’est envisageable, encore moins celle d’une famille.
 
Soyons nombreux pour montrer encore une fois notre détermination à obtenir l’abrogation de la DUP de ce projet à bout de souffle.
 
Un covoiturage est possible pour ce déplacement à Saint Nazaire ; départ à 8h du parking place de la Poste à Notre Dame des Landes et au Cardo (arrêt du tram) à Nantes.
 

Communiqué de la famille Herbin et de leurs amis :

« Appel à rassemblement, le 22 octobre 2014 à Saint Nazaire pour le procès de la famille Herbin

Alors qu’en apparence tout semble calme et que le projet d’aéroport patauge plus que jamais, la famille Herbin, qui habite depuis 1994 au Limimbout, se voit traînée devant le tribunal de Saint Nazaire. Leur procès en expulsion avait été ajourné en septembre 2012. Ce 24 septembre 2014, ils étaient convoqués de nouveau et ont obtenu un report.

 

Ce ne sont ni les premiers ni les derniers habitants qui font l’objet d’un harcèlement judiciaire par AGO-Vinci. D’autres avant eux ont été acculés au départ et ont fini par signer des accords « à l’amiable » : à la Sècherie, au Gourbil, au Tertre… Visites à répétition, menaces d’expulsion par courrier, pression des jours-amende, menace de recours aux forces de l’ordre, AGO-Vinci ne manque pas de moyens pour pousser les habitants au départ !

 

La famille Herbin a toujours refusé de collaborer avec AGO-Vinci et participé activement à cette lutte. Nous refusons qu’ils se retrouvent seuls face au juge. Exiger l’abandon du projet, c’est d’abord exiger que  cessent immédiatement les menaces d’expulsion sur tous les habitants. Ces menaces appellent une réponse du mouvement. Ce n’est pas juste de la maison du Limimbout dont il est question, mais de l’ensemble de la lutte. C’est pourquoi nous appelons à un rassemblement unitaire le 22 octobre 2014 à 9heures devant le tribunal de Saint Nazaire.

 

-          Un départ en convoi et un RDV covoiturage est prévu au carrefour des Ardillières à 7h.

-          En hommage aux mémorables banquets et autres festivités culinaires qui marquent la pâte (patte ?) de la famille Herbin sur la lutte, se tiendra un grand concours de tartes devant le tribunal. Ramenez vos quiches, gâteaux, tourtes et autres pâtisseries !

 

Avec ou sans droit et titre, avec ou sans sommation, nous ne partirons pas !

 

La famille Herbin et de leurs amis »

27
Octobre

Réactions de l'ACIPA suite au drame du Testet

Publié dans Communiqués de presse

Communiqué de presse - Notre-Dame-des-Landes, le 27/10/2014
 
L'ACIPA s'associe à la peine qui frappe la famille du jeune Rémi Fraisse, 21 ans, décédé lors du rassemblement organisé pour préserver la forêt de Sivens et sa biodiversité, à l'appel des associations pour la sauvegarde du Testet, .
Ce drame terrible aurait pu être évité si la violente répression, sciemment ordonnée par l'Etat depuis plusieurs semaines, avait été arrêtée avant ce légitime rassemblement de protestation, si les travaux n'avaient pas continué avec précipitation au lieu d'attendre les résultats de l'expertise ordonnée par la ministre de l'environnement.
 
Au Testet comme à Notre-Dame-des-Landes, il faut que l'Etat convienne qu'une seule voie existe pour arrêter l'engrenage de la violence : c'est celle du dialogue et de la concertation, dans la vérité et la transparence des dossiers. Là se trouvent les solutions d'une société respectueuse de l'expression populaire face aux intérêts privés et financiers. La violence est condamnable, de quelque bord qu'elle vienne. Une telle catastrophe aurait tout aussi bien pu se produire ici, et pourrait encore se produire. Nous le redoutons depuis le début.
 
Des rassemblements de soutien s'organisent un peu partout. Ce soir à Nantes, la ZAD de Notre-Dame-des-Landes se charge de l'organiser (18h - préfecture). Sans pouvoir de fait être présente massivement, en raison de son départ imminent et nocturne pour Amiens (procès de l'usine des "1000 vaches"), l'ACIPA compte néanmoins sur ses adhérents disponibles pour y participer pacifiquement.
 
Pour l'ACIPA et ses adhérents, ces rassemblements doivent s'effectuer dans le calme et la dignité. Il s'agit d'éviter l'escalade de la violence et de respecter la douleur de la famille et des proches de ce jeune homme. Cette position va dans le sens de celle exprimée par les responsables du Collectif de Sauvegarde du Testet.
 
Il faudra que toute la lumière soit faite sur les causes de cette mort insupportable. L'ACIPA enjoint les élus (députés, sénateurs) de s'impliquer dans la recherche de la vérité en toute transparence autour de ce décès, ainsi que sur la question de la violence policière qui s'accentue dans notre pays dans le contexte de la répression des mouvements sociaux. Il y va de leur crédibilité vis a vis de la population.

04
Décembre

Un an ferme pour un fumigène, combien pour une grenade offensive mortelle ?

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L'ACIPA, interloquée par le triste sort infligé en prison à Enguerrand Delanous (condamné suite à la manifestation du 22 février à Nantes), souhaite lui faire part de son soutien alors qu'il s'est vu refuser plusieurs demandes de sortie pour entretien d'embauche notamment. Refusée aussi sa libération anticipée malgré l'avis positif du juge d'application des peines. En novembre, il n'aura pas pu accéder à l'emploi qu'il avait décroché. Le Parquet a tout bloqué.

 

L'ACIPA en appelle aux pouvoirs publics afin qu'ils prennent bien la mesure des effets provoqués par la répression policière et judiciaire pour lesquelles ils ont opté.

Sentence hors pair et constat inquiétant : d'un « trouble à l'ordre public » on passe à l'ordre public qui créé le trouble.

Quelle soit pratiquée sur l'espace public ou en cellule, la criminalisation éclabousse l'Etat.

Le fouet ou le bagne n'existent heureusement plus mais l'effet Notre Dame des Landes n'inspirerait-il pas certains usages aux relents inquiétants ?

 

L'ACIPA déclare qu'aucune « thérapie » ne viendra à bout de la prise de conscience de la population face à laquelle un projet d'aéroport est maintenu contre tout bon sens économique, écologique et humain.

 

L'ACIPA s'étonne que, à l'heure où la question de la surpopulation carcérale resurgit, avec mandat donné au député PS Monsieur Dominique Raimbourg, les situations comme celle d'Enguerrand ne puissent pas être résolues avec diligence et humanité.

 

22
Avril

Position de l'ACIPA sur la "consultation"

Publié dans Communiqués de presse

L'ACIPA doit s'adapter aux évènements, comme toujours…

Après le mot “référendum” c'est celui de “consultation” qu’on nous sert. Il est annoncé après le débat public de 2003, l’enquête publique de 2006, la Déclaration d’Utilité Publique de 2008, les jugements Loi sur Eau et Espèces protégées toujours en appel, les jugements en expropriation et en expulsion de 2015 et 2016, ceci pour couvrir un mensonge d’État sur le dossier de Notre Dame des Landes pour lequel il devrait être sanctionné.

Nous avons beaucoup questionné sur la temporalité du calendrier par rapport à l'avancée du projet de Notre Dame des Landes, le périmètre de la consultation, la rédaction de la question posée, les moyens de la communication pendant la campagne et son contrôle, l’articulation avec les recours juridiques (français et européens) toujours en cours d’instruction ou la légalité tant réclamée par nos adversaires,...

L’ACIPA n'a jamais boycotté le débat démocratique, elle s'en nourrit et porte, avec le CéDpa, des propositions pour une " Modernisation de la Démocratie Participative".

 

Le gouvernement, par la voix du Premier ministre, annonce le début des travaux à l'automne ! Il anticipe, par là même, toute utilisation qu’il fera du résultat de cette éventuelle consultation. Il fait fi de l'interpellation de la Commission Européenne qui stipule qu’il n’y ait pas de travaux avant une réponse satisfaisante, de la part de la France, sur la mise en place des mesures de compensations environnementales. Celles-ci doivent être mentionnées dans les documents d'urbanisme du SCOT Nantes-Saint Nazaire actuellement en révision et dont l’enquête publique se déroulera au cours de l’été 2016. Ce document ne sera pas définitivement signé par le Préfet avant la mi-Janvier 2017. Nous ne sommes par dupes des réponses que l’enquête publique pourrait amener en matière de compensations irréalisables et nous savons que l'État tente de trouver une échappatoire face aux questions de l'Europe.

 

 Nous savons que les résultats de la consultation ne représenteront qu’un avis sans fondement juridique. Cependant, l'ACIPA se devra de faire campagne aux côtés des autres organisations volontaires pour mettre en commun tous les moyens d’information à notre disposition. Nous n’avons jamais demandé cette consultation, le gouvernement nous l'impose alors profitons de cette tribune pour informer le public sur les vrais enjeux liés à ce projet comme nous l’avons fait à chaque consultation à la demande de nos nombreux adhérents.

 

Au vu de la position du Premier ministre, rien ne nous oblige à tenir compte du résultat de cette consultation illégale, qui ne sera qu'un avis parmi d'autres, mais nous devons tout faire pour que la population puisse voter en toute connaissance de cause, si jamais cette consultation devait aller à son terme. C’est pourquoi, l’ACIPA continue le combat, notamment juridique sur le fond du dossier, ainsi que l'information continue en direction des citoyens, pour le respect de la planète et des générations futures dans l’esprit porté par la COP 21. Elle saura aussi dénoncer le déséquilibre de moyens que les pro-aéroport seraient tentés de mettre en oeuvre sans oser le débat public contradictoire.

L’ACIPA  continuera de s'opposer aux expulsions des habitants de la zone définie dans la DUP et exige que le Président de la République honore ses engagements locaux : "pas de travaux ni d'expulsion, tant que les recours juridiques ne sont pas tous épuisés”.

 

Pour l’ACIPA, cette éventuelle consultation citoyenne ne peut en aucun cas légitimer un projet d’aéroport à Notre Dame des Landes qui est illégal.

Cette consultation ne sera, dans tous les cas pour nous, qu’une étape dans le long combat pour l’arrêt définitif du projet. 

A propos

Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d'Aéroport de Notre Dame des Landes Association luttant contre la création d'un autre aéroport à Nantes (Loire Atlantique), sur les communes de Notre Dame des Landes, Grandchamp des Fontaines, Vigneux de Bretagne et Treillières

Autocollant Acipa 2012 fond-gris

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