24
Juin

Des architectes : "Réaménager Nantes Atlantique coûterait deux fois moins cher que de construire un nouvel aéroport"

Publié dans Communiqués de presse

La rénovation de Nantes Atlantique serait beaucoup moins coûteuse que la réalisation d’un nouvel aéroport à Notre Dame des Landes. C'est ce que montre avec précision un travail de fond mené par plusieurs architectes, à tous les horizons d’étude demandés par la commission du dialogue (5, 7 et 9 millions de passagers).

 

La DGAC a voulu faire croire l’inverse (en novembre 2013) en comparant un coût TTC de Nantes Atlantique configuré pour 9 millions de passagers à un coût HT de NDL configuré pour 4 millions de passagers. Mais les propres chiffres de la DGAC montrent que développer Nantes Atlantique est moins coûteux à chaque étape (économies respectives de 400, 250 et 167 M€ TTC pour 5, 7 et 9 M passagers).

 

Le travail des architectes a également mis en évidence que la DGAC a multiplié par 4 les coûts des bâtiments, des transports et des parkings ! Surestimation des besoins, oubli des potentiels et des technologies actuels, multiplication de travaux inutiles comme le choix de démolir et reconstruire la quasi-totalité des bâtiments de l’aéroport… Du côté des architectes, l’optimisation qu’ils proposent représente, à terme, une économie de 349 M€ TTC ! Leur étude de faisabilité montre aussi que l'aéroport existant, loin d'être saturé, peut être agrandi et développé de multiples manières dans son emprise foncière existante.

 

Par ailleurs, même si l’on intègre le propre chiffrage de la DGAC sur une rénovation totale de la piste (domaine non pris en compte dans l’étude et qu’il faut de toutes évidences expertiser), la comparaison est toujours à l’avantage d’une rénovation-optimisation de Nantes Atlantique. A l’horizon 9 M de passagers par exemple, développer Nantes Atlantique coûterait au minimum deux fois moins cher que de construire et développer un nouvel aéroport à Notre Dame des Landes (475 M € TTC versus 992 M € TTC ).

 

Les conclusions de cette étude s’ajoutent à la longue liste des irrégularités commises par les services de l’Etat dans le dossier de Notre Dame des Landes : chiffres truqués sur les bénéfices économiques du projet, coûts oubliés, mépris de l’avis des experts scientifiques concernant le respect de la loi sur l’eau, exagérations des nuisances sonores, etc. Sur tous ces sujets, le CéDpa réitère sa demande d’un réel dialogue et d’une expertise indépendante. Continuer à pousser l’avancement du projet de nouvel aéroport sur des bases aussi fausses est indigne d’un Etat démocratique.

 

Liens vers l'étude:

 

Compléments

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30
Juin

Les Ailes pour l'Ouest brassent du vent

Publié dans Communiqués de presse
Suite à l’étude de fond menée sur l’optimisation et le développement de l’aéroport existant de Nantes Atlantique, l’association Les Ailes pour l’Ouest, dans son communiqué de presse du 26 juin 2014, brasse beaucoup de vent pour éviter de répondre sur le fond. Le sérieux de notre travail étant mis en doute, nous voulons préciser certains points.
 
« Etude militante, soi-disant indépendante » : l’étude n’est pas présentée comme indépendante, mais comme une démarche citoyenne. Il s’agit d’une commande du CEDPA, Collectif d’élu(e)s Doutant de la pertinence de l’aéroport de Notre-Dame-des- Landes. Cette association a invité des architectes à vérifier le rapport de la DGAC de novembre 2013 et à faire des propositions. Nous avons ainsi recalculé une à une les propositions de ce rapport et proposé un autre développement de l’aéroport. Nous nous sommes basés sur les recommandations et les modes de calcul publiés par le STAC, et sur des réalisations récentes en France.

« Oublié de traiter l’élément central de tout aéroport, c’est-à-dire la piste » : la piste représente 42 % des coûts globaux annoncés par la DGAC. Faute d’éléments techniques suffisamment précis sur l’état de la piste (éléments non fournis par la DGAC malgré les demandes nombreuses du CéDpa), nous avons travaillé sur les 58 % restants (bâtiments, parkings, transports) et avons CONSERVE TELS QUELS les coûts annoncés par la DGAC sur la piste. Elle est donc d’une certaine façon intégrée dans l’étude et au prix fort. Conscient des exagérations récurrentes de la DGAC sur ce dossier, nous doutons de ses annonces concernant une piste qui a parfaitement supporté pendant des années un trafic récurrent de très gros porteurs (B747) aujourd’hui remplacés par des avions beaucoup moins lourds (A330).

Concernant « la fermeture de l’aéroport pendant une période de trois à six mois », cette hypothèse de longue fermeture se révèle inédite à l’échelle internationale. Par sérieux, elle n’a pas été reprise dans notre étude, au profit d’une autre possibilité provenant également du rapport de la DGAC, §3.3, page 35 proposant de « réaliser les travaux de nuit ». Cette pratique d’entretien des infrastructures aéronautiques est quasi systématique et limite l’impact sur leur fonctionnement.

Enfin, concernant « la Zone Natura 2000 du Lac de Grand Lieu » : l’étude montre qu’il est possible de développer l’aéroport dans l’emprise foncière existante, sans expansion sur les terrains voisins, qui impliquerait des compensations environnementales. La Zone Natura 2000 du Lac de Grand Lieu, et ses alentours, situés à 4 km au sud de la piste existante sont particulièrement protégés du grignotage urbain par les servitudes aéronautiques liées à l’aéroport existant. Loïc Marion, (Université de RENNES I, CNRS, UMR 6553, Ecobio) ancien directeur de la réserve naturelle de Grand-Lieu, a affirmé officiellement* « le déménagement de l’aéroport représentera une menace environnementale considérable pour l’avenir de tous les terrains situés entre les pistes et le lac, qui bénéficient actuellement d’une interdiction ou d’une limitation drastique des constructions (Rezé, Nantes, St-Aignan de Grand-Lieu, Bouguenais, Bouaye), reprise dans les POS ou les PLU, qui sera levée puisque leur constructibilité est revendiquée par Nantes Métropole comme argument du déménagement. » A 10 km au nord du Lac de Grand Lieu, les terrains autour de l’aéroport et de l’usine Airbus laissent de nombreuses possibilités d’urbanisation comme celles de la Zac Croix Rouge, actuellement en cours d’aménagement.
 
A court d’arguments rationnels contre cette étude, l’association Les Ailes pour l’Ouest a aussi fait le choix d’attaquer ses auteurs. Nous sommes des architectes professionnels, diplômés par le gouvernement en 2002. Nous avons exercé dans plusieurs grandes agences de Nantes, de Paris, de Casablanca et de San Francisco. Nous revendiquons une démarche engagée pour des constructions saines, responsables et respectueuses de l’environnement.

L’étude que nous avons menée, avec trois autres confrères, sur l’aéroport de Nantes, conclut comme d’ailleurs le rapport de la DGAC, si l’on se place à échéances comparables, qu’il est possible et plus économique de rénover et développer Nantes Atlantique que de réaliser un aéroport à Notre-Dame-des-Landes.
Le coût de départ (4 millions de passagers) est évalué par Vinci à 667,8 millions d’euros TTC. A l’échéance court terme (pour 5 millions de passagers), le rapport de la DGAC table sur une économie de 369 millions d’euros TTC. Une fois optimisée cette économie atteindrait, selon notre étude, 466 millions d’euros TTC (en maintenant à l’euro près le coût de réfection de la piste annoncé par la DGAC.) Etant donné que 44% du projet est financé par des fonds publics, cette économie possible ne nous semble pas négligeable en cette période de disette budgétaire.
 
Nous sommes aujourd’hui prêts à approfondir nos propositions pour Nantes-Atlantique, esquissées dans un esprit de transition écologique et énergétique. Dans le cadre d’un atelier citoyen, nous invitons les nantais comme les adhérents des Ailes Pour l’Ouest à débattre sur toutes les opportunités de développement de cet excellent aéroport à l’horizon 2030 et 2050.
 
Ivan Fouquet et Franco Fedele, architectes dplg
le 29 juin 2014
 
* Courrier adressé au Président de la Commission du Dialogue, de son point de vue de spécialiste des problèmes environnementaux avancés par les partisans du projet. Disponible ici : http://naturalistesenlutte.overblog.com/le-projet-d-a%C3%A9roport-menace-aussi-la-r%C3%A9serve-naturelle-de-grand-lieu-et-ses-abords 
 

 

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16
Octobre

Notre-Dame-des-Landes : le jeu trouble des services de l’État

Publié dans Communiqués de presse

L'Avant Projet Simplifié du projet d'aéroport à Notre Dame des Landes confirme tout à fait les révélations du Canard enchaîné du 8 octobre. Une présentation publique du projet réalisée par AGO en 2013 également.


Nous avons vérifié les chiffres cités par le Canard et avons fait de nouvelles découvertes :

  • la caserne des pompiers perdrait 20 % de sa superficie et sa distance maximale à une extrémité de piste passerait de 1700 m à 3200 m... Sachant que la DGAC recommande un maximum de 2150 m ;
  • le bâtiment servant à la maintenance des avions perdrait presque la moitié de sa superficie (3695 m2 à Nantes Atlantique, 2013 m2 prévus à NDL) ;
  • « l'amélioration du parcours client » affichée par AGO-Vinci se traduirait par une distance parcourue par les passagers pour aller prendre leur avion deux à trois fois plus longue.

Les passagers attendus par AGO à Notre Dame des Landes sont servis : parcours plus longs, temps d'attente probablement prolongés les jours de pointe (du fait du faible nombre de comptoirs d'enregistrement et de postes de contrôle), moins de passerelles d'embarquement.

 

Le CéDpa demande des explications au Ministre des transports : comment l'État peut-il justifier une si grande différence entre ce qu'il exige pour Nantes Atlantique et le projet qu'il a avalisé pour Notre Dame des Landes ? A quel jeu trouble joue la DGAC ? De deux choses l'une : ou bien son cahier des charges initial pour Notre Dame des Landes ressemblait à ce que qu'elle veut pour Nantes-Atlantique et, dans ce cas, comment a-t-elle pu accepter finalement tout autre chose ? Ou bien la DGAC a rédigé pour Notre Dame des Landes un cahier des charges nettement plus modeste que celui qu'elle nous a présenté pour Nantes Atlantique, et alors elle a sciemment chargé la barque pour justifier le transfert...

 

De manipulations en grossières exagérations, la coupe « NDL » déborde. Il est urgent d'abandonner ce projet infondé, dont les aspects calamiteux sont de plus en plus évidents, d'abroger la déclaration d'utilité publique de 2008 et de lancer les travaux de réaménagement de l'aéroport existant dont les grandes qualités vont commencer à pâlir faute d'investissements. Il est urgent de revenir à la raison sur ce dossier.

 

Pièces jointes :

28
Novembre

Lancement d’un atelier citoyen pour l’optimisation de l’aéroport existant de Nantes-Atlantique

Publié dans Communiqués de presse

Expertise citoyenne :

Appel pour créer un atelier citoyen et rassembler une équipe pluridisciplinaire autour du réaménagement de l’aéroport existant à Nantes. L'optimisation de Nantes-Atlantique étant la seule alternative au projet de Notre-Dame-des-Landes.

 

Nantes, le 25 Novembre 2014

 

Le projet de Notre-Dame-des-Landes était depuis quelques mois au bord de l’abandon. Les événements du Tarn, la mort de Rémi Fraisse et les manifestations qui suivirent à Toulouse et à Nantes, ont relancé les débats sur l’utilité de certains grands équipements dont l’aéroport.

 

L’optimisation de l’aéroport existant à Nantes est de manière évidente la seule alternative possible et réaliste. Il existe des solutions pour réduire le bruit et éviter le survol de la Ville. Il existe des solutions pour optimiser et développer les infrastructures existantes dans l’emprise foncière actuelle. Il existe des solutions pour réinvestir ce morceau de territoire et promouvoir la métropole Nantaise à l’échelle tant régionale qu’internationale.

Nous lançons aujourd’hui un appel pour former un atelier citoyen, atelier d’experts mais aussi d’utilisateurs, d’employés, d’ingénieurs, d’architectes, de spécialistes de l’aviation civile, de la navigation aérienne et de la programmation aéroportuaire, d’acousticiens, de sociologues, d’écologues, d’informaticiens, d’économistes, etc pour réfléchir et proposer des solutions optimales au maintien de cet aéroport.

 

Une première réunion publique aura lieu le 12 décembre 2014 à 20h à la Gare de l'État à Nantes pour présenter cet atelier et l’appel à idées qui suivra.

 

Cet Atelier Citoyen est lancé par le collectif d’architectes conduit par Ivan Fouquet et Franco Fedele. Ce collectif a réalisé en juin dernier une étude pour le CéDpa (Collectif d’élu-e-s) sur les possibilités d’optimisation de cet aéroport.

L’initiative de cet atelier est soutenue par plusieurs personnalités importantes de l’architecture et du milieu aéronautique, notamment par l'architecte Patrick Bouchain, par l’ingénieur Alain Bornarel, par l'expert aéronautique Jacques Bankir et par un collectif de pilotes de ligne.

 

Lire l’appel citoyen complet :

http://www.ateliercitoyen.org/wp-content/uploads/2014/11/Appel-citoyen_v3.pdf

Dossier de presse de l’étude d’optimisation de l’aéroport existant (Juin 2014) :

https://www.dropbox.com/s/817oujvh02dexia/Dossier%20presse.pdf?dl=0

Site web : www.ateliercitoyen.org

Contact : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Twitter : @At_Citoyen

twitter acipa

A propos

Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d'Aéroport de Notre Dame des Landes Association luttant contre la création d'un autre aéroport à Nantes (Loire Atlantique), sur les communes de Notre Dame des Landes, Grandchamp des Fontaines, Vigneux de Bretagne et Treillières

Autocollant Acipa 2012 fond-gris

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