17
Mai

25 mai 2014 : Venez fêter la nature à Notre-Dame-des-Landes avec les naturalises en lutte

Publié dans Divers

Dans le cadre de la Fête de la Nature, le 25 mai, les Naturalistes en lutte contre le projet d'aéroport organisent des sorties dans le bocage de Notre Dame des Landes.
Au cours de promenades à pieds, vous pourrez découvrir les oiseaux de la ZAD.

 

Deux rendez Vous : à 10H le matin et à 14H l'après midi, à La Vacherit.

 

Contact: Yves 02 40 57 64 33 ou 06 02 23 36 04

 

Les images de la Fête de la Nature 2011 à Notre-Dame-des-Landes

 

2011_05_23_Randonnée_découverte_du_bocage
16
Septembre

L'enquête publique sur la destruction du campagnol amphibie est en ligne

Publié dans Divers

Enquête publique du 8 Sept. au dimanche 11 Octobre avec formulaire en ligne .


http://www.loire-atlantique.gouv.fr/Publications/Participation-du-public-aux-decisions-ayant-une-incidence-sur-l-environnement/Futur-aeroport-du-grand-ouest-demande-de-derogation-especes-protegees-campagnol-amphibie

Le campagnol amphibie (Arvicola sapidus) est sur la liste rouge européenne des espèces menacées de l'UICN
http://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/61258/tab/statut

 

Note concernant la consultation publique ouverte par le Préfet de la Loire Atlantique sur le projet de dérogation à la protection du campagnol amphibie à Notre-Dame-des-Landes, réalisée par les Naturalistes En Lutte.
 
Le Préfet de Loire Atlantique a ouvert en début de semaine la consultation publique concernant la dérogation à la protection du campagnol amphibie.


Les porteurs de projet de l’aéroport n’ont pris que tardivement en considération la présence de cette espèce, protégée depuis 2012,  et ils ont ainsi traité sa dérogation à part des autres espèces.
Pour le public, il n’est pas évident de se repérer parmi la masse d’informations présentes sur cette page de consultation, notamment s’il souhaite manifester à nouveau son opposition au projet par ce biais.
Une telle dérogation, pour être accordée, doit s’appuyer sur une raison impérative d’intérêt public majeur, l’absence d’autre solution plus satisfaisante, et l’obligation de maintenir dans un bon état de conservation l’espèce protégée concernée, dans son aire de répartition naturelle.


Il est possible, dans le cadre de cette consultation, d’interpeler le Préfet sur le respect de ces trois conditions d’octroi de la dérogation.


La raison impérative d’intérêt public majeur. Il n’est pas inutile de continuer à expliquer au Préfet pourquoi le projet d’aéroport ne dispose pas de raison impérative d’intérêt public majeur.


Les autres solutions satisfaisantes. Les opposants travaillent depuis plusieurs années à démontrer que l’adaptation de l’aéroport de Nantes atlantique est une solution beaucoup plus satisfaisante à de nombreux égards que la construction d’une nouvelle infrastructure à Notre-Dame-des-Landes. On peut continuer à argumenter sur ce sujet.


Enfin, s’il n’est pas évident à première vue de porter une appréciation sur la question spécifique de l’état de conservation du campagnol amphibie à Notre-Dame-des-Landes, les Naturalistes en lutte peuvent d’ores et déjà apporter les éléments de réponse suivants :

 

    • Le Conseil National de la Protection de la Nature a émis un avis défavorable sans aucune voix contre, notamment sans que le ministère de l’environnement ne s’oppose à cet avis défavorable. Le CNPN relevait qu’en l’absence d’une bonne connaissance de l’état de conservation du campagnol amphibie, il était impossible que le porteur de projet démontre que son projet n’y porte pas atteinte. Absolument aucun effort n’a été réalisé par les porteurs de projet pour répondre à cette critique après l’avis du 10 avril 2014. Dans les dossiers soumis à consultation, on ne lit qu’un énigmatique échange de courrier entre le Préfet et les deux porteurs de projet.

 

    • L’insuffisance des inventaires réalisés en période d’étiage pour une espèce qui suit les variations des niveaux d’eau de la zone humide et occupe donc un territoire très important en période hivernale et printanière.

 

    • Les porteurs de projet minimisent complètement l’enjeu de la conservation du campagnol amphibie. Les Naturalistes en lutte ont constaté que cette espèce est présente en nombre très important sur le site du projet d’aéroport, constituant ainsi une population source pour l’ensemble du département (et les deux bassins versants reliés au réseau hydrographique), et ce, dans un contexte où cette espèce se porte très mal au niveau national et international. La responsabilité de la France pour la conservation du campagnol amphibie, où se situent les principales populations de cette espèce, est très importante.

 

  • La légèreté des porteurs de projet est affligeante. Il est dit, en substance, qu’il n’y aura pas de mesure compensatoire spécifique pour cette population d’espèce protégée dans la mesure où il est considéré que les mesures compensatoires déjà prévues (à savoir la création de mares et de prairies permanentes au gré des contractualisations auprès des agriculteurs intensifs du département) suffiront à préserver l’espèce. Cette démonstration fait fi d’une analyse fine et réelle de l’écologie du campagnol amphibie qui ne peut être identique à celle des groupes d’espèces pour lesquels une compensation est prévue (amphibiens, reptiles et oiseaux). Il faut dénoncer cette tentative de passage en force.

On est ici en présence de l’atteinte la plus importante à la conservation de la nature menée par les porteurs de projet : la destruction d’une espèce protégée en difficulté de conservation, dans un site où la densité de ses populations est exceptionnelle, sans projet de compensation spécifique.
 
En plus de ces remarques sur la demande de dérogation, on peut ajouter que le Préfet présente le projet de dérogation de façon tout à fait scandaleuse. Il est censé instruire avec impartialité la demande de dérogation, et, on trouve sur le site internet, un long texte explicatif qui est en fait un plaidoyer pour les porteurs de projet, par ailleurs truffé d’inexactitudes. Le Préfet ne peut pas affirmer que le CNPN n’a pas remis en cause la qualité des demandes additives sur le campagnol amphibie, parce que, c’est justement exactement ce qu’il a fait (voir annexe de ce document). Encore une fois, dans ce dossier, les porteurs de projet s’assoient complètement sur les avis scientifiques qui leur sont fournis et préfèrent passer en force en espérant la mansuétude de la justice qui peut sanctionner des projets que sur des violations de la réglementation mais éprouve des difficultés à évaluer l’importance de la non-prise  en compte des avis scientifiques.
 
Les Naturalistes en lutte vous invitent donc à participer largement à la consultation publique.

10
Mai

Rassemblement le lundi 14 mai pour un avenir commun dans le bocage ! 13h place du Pont Morand à Nantes

Publié dans Divers

A l’appel de COPAIn 44, Acipa, des habitant.e.s de la zad, Naturalistes en lutte.


La vague d'expulsions sur la zad de notre dame des landes a suscité d'importantes mobilisations sur le terrain et des réactions à travers tout le pays. Après dix jours d'intervention, les destructions de lieux de vie ont été suspendues. Un dialogue a repris entre le mouvement et la Préfecture après le dépôt collectif d'un dossier présentant plusieurs dizaines de projets agricoles , artisanaux, sociaux ou culturels sur la zad. Ce geste collectif vise à mettre en avant ce qui lie profondément ses activités et l'usage commun des terres et ressources.


Mais la trêve apparaît extrêmement fragile : des centaines de gendarmes sont toujours déployés dans le bocage, maintenant une pression quotidienne et mettant à mal la possibilité même de mettre en oeuvre les travaux agricoles en plein début de saison. Le premier ministre a posé un nouvel ultimatum avec la menace d'une reprise des expulsions après le 14 mai. Alors qu'un cycle de rendez-vous est actuellement engagé sur la pérénnisation des projets, le gouvernement décidera-t-il de rompre une fois de plus unilatéralement le dialogue pour se livrer à une nouvelle opération de destruction ?


Au-delà des lieux de vie, certains projets agricoles en cours depuis plusieurs années sont aujourd’hui menacés sur des terres convoitées par d’autres agriculteurs. Le gouvernement doit trancher au plus vite pour que les parcelles concernées aillent à de nouvelles installations plutôt qu’à l’agrandissement d’exploitations existantes.


Le 14 mai va se tenir en préfecture un second comité de pilotage censé examiner les projets portés par les habitants de la zad. Nous paysan.ne.s, associations, habitant.e.s, naturalistes qui avons défendu les terres de la zad contre le projet d'aéroport et nous projetons dans leur avenir - appelons à un pique-nique et rassemblement calme et déterminé devant la préfecture lors de la tenue du comité de pilotage.

 

Il s'agira d'y affirmer le refus de toute nouvelle expulsion sur la zad et d'y apporter un soutien aux différents projets présentés, à la vision coopérative qui s'en dégage. Nous refusons qu'on impose à ce qui s'est construit d'unique dans le bocage de notre-dame-des-landes les critères du modèle agricole classique dont on connaît partout les conséquences : désertification rurale, disparition des
petites exploitations et individualisme entrepreneurial, sujétions aux groupes de l'agrochimie, dégradation continue des sols et de la biodiversité.


Nous souhaitons toujours pour notre part enraciner sur la zad une pratique des communs et d’une paysannerie solidaire, réellement soucieuse du soin du bocage et de l’environnement. Nous voulons toujours un territoire vivant et partagé, qui laisse la place à des manières de l'habiter qui ne soient pas qu’agricoles et à diverses formes d'expérimentation sociales. Il faut que le temps nécessaire soit laissé pour un dialogue réel autour de l'avenir du bocage de Notre-Dame-des-Landes. Ceci implique un calendrier crédible et des délais tenables et la fin des ultimatums et des menaces. Le rassemblement du 14 mai marquera la vigilance accrue de tous et toutes sur la suite du processus.


Pour un avenir commun dans le bocage !

14
Mai

Motion du Conseil National de la Protection de la Nature sur la nécessité d’une agriculture non intensive respectant la biodiversité remarquable du site de Notre-Dame-des-Landes

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Le CNPN s’est à plusieurs reprises penché sur le patrimoine biologique exceptionnel du site de l’ancien projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, en tant que l’un des très rares bocages relictuels en France (120 m de haie/ha), préservé du remembrement pendant plus de 50 ans, et la quasi impossibilité de compenser ses fonctions écologiques et ses habitats naturels lors du projet d’aéroport, en tant que zone humide issue d’anciennes landes oligotrophes, ne supportant pas l’intensification agricole et notamment les apports d’engrais.

Le secteur de Notre-Dame-des-Landes est à ce titre identifié comme « réservoir de biodiversité » dans le Schéma Régional de Cohérence Ecologique (SRCE) de la région Pays-de-laLoire, avec 146 espèces protégées présentes, dont 10 sont inscrites à l’annexe II de la Directive européenne Habitats-Faune-Flore, ainsi que 11 Habitats d'Intérêt communautaire, justifiant la désignation de zones spéciales de conservation pour leur préservation. Plusieurs populations de vertébrés sont d’importance régionale, notamment pour le Campagnol amphibie, le Lézard vivipare, le Triton marbré, le Triton de Blasius et la Grenouille agile (plus importante population de France). Plusieurs dizaines d’espèces nouvelles d’invertébrés ont été inventoriées pour le département de Loire-Atlantique et pour la région Pays-de-la-Loire dont 5 qui n’avaient jamais été répertoriées en France.

Le CNPN s’inquiète de l’éventualité de voir tout ou partie de l'écosystème original de Notre-Dame-des-Landes confié à l’agriculture intensive, ce qui ne manquerait pas de porter atteinte à ce patrimoine naturel exceptionnel. Il conviendrait au contraire de privilégier un système de polyculture-élevage faisant une large place à l’agro-écologie et à l’agriculture biologique, en concertation avec les organismes de protection de l’environnement et les services dédiés des Ministères de la Transition Ecologique et Solidaire et de l’Agriculture.

Le CNPN considère que cette zone a les capacités de porter un projet territorial conjuguant production économique adaptée aux enjeux écologiques et conservation de la biodiversité, constituant de fait un « Territoire engagé pour la biodiversité », tel que le soutient l'Etat, valant exemple et expérimentation.

Motion adoptée à l’unanimité des membres présents,
lors de la réunion du CNPN plénier du 26 avril 2018

A propos

Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d'Aéroport de Notre Dame des Landes Association luttant contre la création d'un autre aéroport à Nantes (Loire Atlantique), sur les communes de Notre Dame des Landes, Grandchamp des Fontaines, Vigneux de Bretagne et Treillières

Autocollant Acipa 2012 fond-gris

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