24
Novembre

Nantes-Atlantique est bien une alternative à NDDL !

Publié dans Communiqués de presse

Communiqué de presse du CéDpa et de l'Atelier Citoyen - 24 novembre 2017

 

A quelques jours de la remise du rapport des médiateurs, l’Atelier citoyen qui a poursuivi depuis 2014 les analyses du CéDpa sur Nantes-Atlantique, a rendu publics les travaux qu'il a menés depuis juin dernier dans le cadre de la médiation.
 
Nous nous sommes placés dans l’hypothèse du maintien de Nantes-Atlantique et avons cherché à vérifier la capacité de l’aéroport actuel à répondre aux prévisions retenues pour NDDL : peut-on accueillir correctement neuf millions de passagers à l’horizon 2040 sans aggraver les conditions de vie des habitants impactés par le bruit ni empêcher le développement de l’agglomération comme le souhaitent les élus ?
 
En approfondissant tous les sujets, extension de l’aérogare et restructuration des abords, trajectoires, piste, conséquences du maintien sur l’urbanisme, finances et emploi, on peut affirmer que le réaménagement de Nantes Atlantique est une véritable alternative au projet destructeur de NDDL.
 
Les cartes de bruit simulées par le bureau Adecs Air Infra montrent clairement que les progrès techniques des avions, reconnus désormais par la Direction Générale de l’Aviation Civile, « gomment » l’augmentation du nombre de mouvements. Il n’y aura pas d’aggravation entre la situation d’aujourd’hui et 2040. Au contraire, les surfaces gelées pour l’urbanisation diminuent dès maintenant substantiellement. Dès lors, si l’on prend enfin des mesures efficaces pour protéger les riverains directement impactés (interdiction des vols de nuit de 23h à 6h), Nantes-Atlantique peut parfaitement répondre aux besoins des compagnies aériennes et de l’agglomération au sens large. Il pourrait même devenir la porte d’entrée du « Voyage à Nantes » ... Alors, chiche ?

 

Le CéDpa et l'Atelier Citoyen

NB : vous trouverez sur le site du CéDpa et de l'Atelier citoyen la carte bruit comparative.

 

25
Octobre

Pourquoi tant de cris ?

Publié dans Communiqués de presse

Communiqué de presse du CéDpa - mercredi 25 octobre 2017

 

À nouveau, les élus du Syndicat Mixte Aéroportuaire poussent des cris d’orfraie après leur rendez-vous avec la médiation.

À nouveau, ils crient à la trahison, au scandale, à la farce.

À nouveau, ils font mine de s’étonner que l’alternative de l’optimisation de Nantes Atlantique soit étudiée, oubliant ainsi que cette étude était demandée par le CGEDD en 2016 et qu’elle est mentionnée dans la lettre de mission de la médiation.

Les voilà même s’étonnant qu’il n’y ait apparemment pas de proposition d’amélioration du projet de NDDL !

 

On croit rêver.

 

Ce projet qu’on nous a vendu comme un modèle de développement durable, HQE, préservateur des terres agricoles et de la biodiversité, ne coûtant rien au contribuable, ne serait-il donc pas parfait ?              

 

Allons, cher.e.s collègues, si votre projet est aussi formidable et porteur d’avenir que vous l’imaginez, qu’avez-vous à craindre d’une mise à plat et d’une comparaison avec l’alternative qui n’a jamais été étudiée correctement ? Rassurez-vous, les lobbies du BTP et de l’immobilier sont à vos côtés ; rassurez-vous, la Direction Générale de l’Aviation Civile veille elle aussi à son beau projet d’aéroport ; rassurez-vous, il nous faut encore financer des études contradictoires ce qui seraient inutiles si les médiateurs étaient acquis à notre position...             

 

Une question pour finir : élu.e.s de la Métropole, du Département, de la Région et du Grand-Ouest, n’auriez-vous comme seul horizon que ce dossier d’aéroport ? Il nous semble qu’il y a pourtant beaucoup à faire pour les transports du quotidien, pour les personnes âgées, pour la jeunesse, pour le climat, pour l’agriculture, pour une vie meilleure en un mot.

 

Et si vous passiez à autre chose ? Ne serait-il pas temps ?   

 

« Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage. »

 

Les élu.e.s du CéDpa

07
Juin

Notre Dame des Landes - Que craignent donc nos élus ?

Publié dans Communiqués de presse
Communiqué de presse du CéDpa - 6 juin 2017

Que craignent donc nos élus ?

Posant une nouvelle fois devant l’affiche demandant l’évacuation* de la ZAD, Bruno Retailleau refuse donc de participer à la médiation mise en place par le gouvernement, au motif qu’un des médiateurs serait connu pour son opposition au projet de NDDL. Le Président du Département et la maire de Nantes ne disent pas autre chose.
 
Nous vivons décidément une fabuleuse époque,  politiquement parlant !
 
Il est en effet assez cocasse d’entendre les pauvres arguments de Bruno Retailleau, de Philippe Grosvalet et de Johanna Rolland, nos grands élus responsables.

Qu’aurions-nous dû dire, nous, en 2013 lorsque la commission du dialogue s’est mise en place, elle dont la mission était explicitement de réaffirmer la nécessité de NDDL ? Refuser ? Non, nous avons participé.

Qu’aurions-nous dû dire lorsque le ministre  Frédéric Cuvillier a mis en place une commission sous l’autorité du sous-préfet local pour présenter les études officielles et partiales réalisées par la DGAC comme  la seule vérité ? Boycotter ? Non, nous avons participé et fait réaliser des études contradictoires.

Nous avons aussi fourni aux inspecteurs nommés par Ségolène Royal en 2016 la totalité de notre travail d’analyse. Leur rapport a conclu à la nécessité de réaliser deux études indépendantes l’une sur le coût réel de l’optimisation de Nantes-Atlantique, l’autre sur le Plan d’exposition au bruit. Sans doute pour y échapper, le gouvernement de Manuel Valls nous a alors imposé une consultation pour avis…
 
Le nouveau gouvernement  semble vouloir regarder à nouveau le fond du dossier. Tant mieux !

Voici la lettre de mission adressée aux médiateurs :
http://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/sites/default/files/Projet%20de%20transfert%20de%20l%27a%C3%A9roport%20de%20Nantes%20Atlantique%20%C3%A0%20NDDL_Lettres%20de%20missions%20m%C3%A9diateurs.pdf

Mesdames et Messieurs les grands élus, si votre projet est aussi bon que vous le dites, que craignez-vous de sa remise à plat ? Que craignez-vous d’études qui seraient conduites dans la transparence ? Craindriez-vous que « des éléments nouveaux » n’apparaissent enfin ? La vérité sur le sol de Notre-Dame-des-Landes ou sur celui de Nantes-Atlantique par exemple ? La vérité sur le coût de l’agrandissement de l’aérogare actuelle ? La vérité sur les oiseaux du lac de Grand-lieu ?         

 
Le CéDpa


* Nous avons toujours un doute sur la légalité de cette fameuse campagne régionale concernant l’évacuation de la ZAD. Depuis quand l’ordre public est-il en effet une compétence de la Région ? La réponse du Préfet, que nous avons saisi, a été plus qu’évasive…
21
Février

Jean Marc Ayrault - Rectifions certaines contre-vérités !

Publié dans Communiqués de presse

Le CéDpa, collectif d'élu.e.s opposé.e.s au projet de nouvel aéroport à Notre Dame des Landes, souhaite réagir aux propos tenus par Jean Marc Ayrault dans la presse d'aujourd'hui (OF du 21 février 2017).

 

Communiqué du CéDpa - Mardi 21 février 2017

L’article de Ouest-France du 21 février consacré à Jean-Marc Ayrault nous oblige à nouveau à rectifier certaines contre-vérités.
 
« Il y a eu un referendum » affirme JMA. C’est faux : il y a eu une consultation pour avis ;  les mots ont encore un sens et ils devraient en avoir un pour notre ministre des Affaires étrangères. Comme nous l’avons régulièrement expliqué, pourquoi cette consultation pour avis, dont le périmètre était incohérent et les conditions d’organisation scandaleusement partiales, aurait-elle plus de poids que les avis négatifs des commissions scientifiques ?
 
« Ceux qui réclamaient le referendum l’ont obtenu mais le résultat ne leur plaît pas alors maintenant ils sont contre. » poursuit-il.  Encore une contre-vérité. Aucune des associations d’opposants n’a demandé la tenue d’un referendum. Au contraire, dès 2015 lors de l’audition devant la commission Richard, chargée après la mort de Rémi Fraisse de réfléchir aux dysfonctionnements du débat public, nous avons dit que ce n’était pas une solution: «  Nous sommes circonspects sur cette proposition car les questions que pose un referendum sont nombreuses : le périmètre, la formulation de la question (pour ou contre un projet ou bien un choix entre plusieurs solutions ?) le temps de l'information de la population, les moyens matériels et financiers donnés aux parties présentes, tout peut être sujet à débat... et à manipulation. La France n'a pas la culture de la « votation citoyenne » contrairement à la Suisse. Dès lors proposer un referendum in fine n’est-ce pas surtout révélateur d'un sérieux déficit de concertation et de débat en amont ?
Nous pensons donc préférable de faire porter l'effort sur l'élaboration des projets dans la transparence, l'indépendance et la responsabilité, pour reprendre les mots de François Hollande. » (plate-forme commune des douze mouvements d’opposition aux GPII).

Nous n’avons bien sûr été entendus ni sur ce point ni sur aucune autre de nos propositions pour sortir de l’impasse.

 

Décidément,  le mensonge se porte bien en politique. Et JMA n’échappe pas à la règle, malgré toutes les qualités de son étoffe...

 

A propos

Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d'Aéroport de Notre Dame des Landes Association luttant contre la création d'un autre aéroport à Nantes (Loire Atlantique), sur les communes de Notre Dame des Landes, Grandchamp des Fontaines, Vigneux de Bretagne et Treillières

Autocollant Acipa 2012 fond-gris

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