14
Mars

Lettre ouverte du COPAIN à Jacques Auxiette

Monsieur le Président,

 

Chacune de nos organisations a reçu votre courrier daté du 28 février. Les sujets que vous y abordez sont traités de manière collective par les organisations que nous représentons. C’est pour cette raison que ce courrier est la réponse du Collectif des Organisations Professionnelles Agricoles Indignées par le projet d’aéroport, connu sous l’acronyme COPAIN.

 

Les éléments fondateurs de notre collectif s’appuient sur les valeurs que nous défendons au long cours.

  • Le social avec l’objectif de maintenir, voire d’augmenter, les emplois pour un milieu rural vivant.
  • La relocalisation d’une agriculture durable (dont la Bio) et le développement des circuits de proximité, notamment en RHD.
  • La mise en œuvre de la transition énergétique en diminuant la consommation d’énergie et l'émission des Gaz à Effet de Serre dans les exploitations
  • Le maintien du bocage permettant la production d’énergie renouvelable et le maintien des paysages.
  • La préservation du foncier et des sites d’exploitation.

 

M le Président, le Conseil Régional partage ces valeurs avec nos organisations dans des projets que nous construisons ensemble sur le long terme, que les élus ont décidé de financer, reconnaissant ainsi nos compétences respectives. Nous nous étonnons que vous puissiez imaginer une remise en cause de ces collaborations et serions profondément désolés que nos convergences de vue sur ces sujets puissent un jour diverger.

 

Soutenir les paysans résistants à Notre Dame, protéger la ferme de Bellevue de la destruction, et demander conjointement et solidairement avec toutes les composantes de la lutte l'abandon du projet et l'optimisation de l'aéroport actuel c'est aussi défendre fermement ces valeurs.

 

Mais soyez assuré que nos avis différents sur ce sujet ne remettront jamais en cause, pour notre part, nos multiples collaborations fructueuses par ailleurs.

 

En espérant une meilleure compréhension de part et d’autre, nous vous prions de recevoir, Monsieur le Président, l’expression de nos sentiments respectueux.

 

Les six Présidents des organisations agricoles de Copain 44

27
Mai

Communication du COPAIN par rapport au foncier à Notre-Dame-des-Landes

Le collectif COPAIN très engagé dans la lutte de Notre Dame des Landes communique :


Nous constatons quelques conflits d'usage sur le foncier à l'intérieur de la ZAD, nous voudrions rappeler quelques évidences juridiques :

Dans le déroulement de la procédure d'expropriation des terres, les propriétaires et les fermiers ont eu deux choix : l'accord amiable avec AGO-Vinci ou bien l'absence d'accord et la procédure d'expropriation.

Accord amiable, comme son nom l'indique signifie que les deux partenaires signent de leur plein gré.

L'expropriation signifie que le cédant n'est pas d'accord et l'Etat, compte tenu de la déclaration d'utilité publique, impose la vente au propriétaire ou le renoncement au bail pour le fermier à des conditions fixées par le juge d'expropriation. Concrètement, cela se passe par l'envoi d'une ordonnance d'expropriation par le juge, d'une offre par AGO et la convocation devant le juge.

Ainsi, quand la déclaration d'utilité publique du projet de transfert d'aéroport va être annulée, seules les personnes ayant reçu une ordonnance d'expropriation, peuvent dans un délai de deux mois, demander l'annulation de l'ordonnance, c'est-à-dire le retour à la situation avant Déclaration d'Utilité Publique.

Les propriétaires expropriés vont récupérer leurs biens alors que ceux qui ont vendu amiable ne seront pas prioritaires pour acheter leurs parcelles, si toutefois l'Etat veut les vendre.

De même, les fermiers expropriés reviendront à la situation initiale, c'est-à-dire seront titulaires de leur bail.

Ce qui ne sera pas le cas des fermiers qui ont signé un accord amiable, c'est-à-dire un renoncement à leur bail, ils n'auront aucune priorité sur le plan juridique pour continuer à exploiter les parcelles concernées.

 

La position du collectif Copain :

Les exploitants impactés ont été perturbés par ce projet qui leur a été imposé. Chacun a fait ses choix dans cette situation de contraintes.

Si un exploitant ne revendique pas les terres auxquelles il a renoncé et pour lesquelles il a reçu une indemnité, personne ne peut le critiquer ; on peut regretter que son attitude n'ait pas été très militante, mais c'est son droit.

Par contre, si l'exploitant veut reprendre ses parcelles, après renoncement amiable au bail, l'expression qui vient à l'esprit est « prendre le beurre et l'argent du beurre » et cela se discute.

On peut comprendre que l'utilisation, l'entretien des terres soit utile à la communauté en préservant le potentiel agricole des terres. On peut entendre qu'une petite exploitation ait besoin de ses terres.

Pour nous Copain, qui nous battons pour défendre les terres agricoles et vivrières avec de nombreux paysans, la demande de nouvelles installations est prioritaire face à de grosses exploitations qui veulent reprendre des terres auxquelles elles avaient renoncé. En effet, elles ont touché de l'argent en dédommagement de ces terres et elles se sont agrandies sans concurrence des voisins car elles étaient impactées par le projet.

10
Septembre

Lettre ouverte d'opposants au projet d'aéroport à Notre Dame des Landes à Monsieur Manuel Valls, Premier ministre.

Notre Dame des Landes, le 9 septembre 2014


Monsieur le Premier ministre,

 

Dans la chronique matinale d'Europe 1 du mercredi 27 août, il a été rapporté des propos que vous auriez tenus à Jean-Vincent Placé au sujet de l'annulation du transfert de l'aéroport de Nantes-Atlantique à Notre-Dame-des-Landes en raison de son coût. Même si nous savons bien que vous pouvez difficilement confirmer publiquement ces propos tenus en privé, nous aimerions cependant une clarification rapide sur ce dossier.

 

Ce projet, inutile, coûteux et destructeur est financé pour près de la moitié par l'argent public et l'opération risque de coûter encore beaucoup plus cher à l'État et aux collectivités locales avec les projets à long terme de liaisons ferroviaires et la nécessité immédiate de maintenir une piste à Nantes-Atlantique pour l'usine Airbus. Autour de cette usine, sur une zone économique très vaste et dynamique, les projets ne manquent pas. Le maintien de l'aéroport loin d'être un frein à ce s projets est au contraire un atout supplémentaire.

 

Lors de votre intervention à l'Université d'été du MEDEF, vous avez indiqué «aimer les entreprises » et insisté sur «la nécessité de relancer l'industrie du bâtiment et des travaux publics qui connaît aujourd'hui une crise sans précédent».

 

Dans ce contexte, pourquoi ne pas lancer dès maintenant la rénovation de l'actuel aéroport, tout à fait possible comme le montre l'étude architecturale que vous pourrez trouver sur le site du collectif d'élu-e-s * ? Cette rénovation, beaucoup moins coûteuse que le projet de Notre Dame des Landes, peut démarrer dès demain, un simple permis de construire suffisant, et contribuer ainsi à la relance immédiate du secteur du bâtiment. Un tiens ne vaut il pas mieux que deux tu l'auras ?

 

L'impossibilité de réaliser un nouvel aéroport à Notre Dame des Landes pour des raisons environnementales, le site retenu étant une zone humide à 98 %, d'une richesse écologique remarquable et reconnue par les experts scientifiques nommés par le gouvernement devrait vous convaincre de choisir l'alternative que nous défendons depuis de longues années : le maintien de l'actuel aéroport, en rénovant ses infrastructures et en limitant ses impacts négatifs sur les populations riveraines. C'est tout à fait possible car même si Nantes connaît la plus forte croissance des aéroports nationaux depuis 10 ans en nombre de voyageurs, le nombre de mouvements d'avions est lui en baisse depuis deux ans. Par ailleurs des progrès remarquables ont été faits dans le domaine du bruit : avec les nouvelles générations d'avions, les zones de bruit rétrécissent sensiblement dans la quasi-totalité des aéroports. Contrairement à ce que certains prétendent, le maintien de l'aéroport n'hypothèque en aucune façon la croissance de Nantes.

 

Vous le savez, ce projet a été soutenu par 3 Présidents de la République et 5 Premiers ministres, ce qui montre qu'il a été décidé il y a fort longtemps et que l'État a décidément du mal à faire machine arrière. Or, le monde a changé, les économies d'espace et d'argent sont aujourd'hui nécessaires. Et les citoyens auraient, nous le croyons, plus de respect pour les politiques si ceux-ci savaient revenir sur de mauvaises décisions. Monsieur le Premier Ministre, vous dites vouloir gouverner autrement, soyez celui qui ose sortir de l'impasse que vous ont laissée vos prédécesseurs.

 

Les partisans de Notre Dame des Landes nous présentent comme de violents opposants, nous traitent même de voyous et de délinquants. Nous, élus, pilotes, paysans, juristes, naturalistes, architectes, citoyens, en lutte depuis des années, avons expertisé le dossier, en avons dénoncé les manipulations et les mensonges mais nous ne sommes pas entendus au plus haut niveau. Faut il en conclure que l'obstination de certains passe avant la vérité, le bon sens et le respect des engagements environnementaux de la France ?

 

En réalité, la démocratie ne peut rester plus longtemps prisonnière d'une poignée de personnes qui parlent de « développement durable » mais continuent la surexploitation de la planète et du vivant, qui prétendent apporter de l'emploi à tous quand ils veulent surtout continuer à gagner beaucoup d'argent avec le développement de l'immobilier. La démocratie ne peut rester plus longtemps prisonnière de procédures administratives particulièrement critiquables puisqu'elles dissocient l'utilité d'un projet de ses conséquences environnementales ce qui vaut aujourd'hui à la France une procédure contentieuse européenne. Après la question des nitrates, notre pays a-t-il besoin d'un nouveau conflit environnemental ?

 

Nous comptons sur vous pour faire de l'abandon de ce transfert d'aéroport un symbole pour le renouveau de la démocratie et des pratiques politiques.

 

L'avenir du Grand Ouest qui accueillera 1,5 million d'habitants d'ici 2040 est effectivement en jeu. Mais l'avenir ne passe plus par les solutions d'hier, c'est une évidence...

 

Dans l'espoir d'une confirmation de votre part du lancement de la rénovation de Nantes-Atlantique, nous vous prions de croire, Monsieur le Premier ministre, à l'expression de notre haute considération.

 

Co-signataires : CéDpa, ACIPA, ADECA, COPAIN 44, collectif de naturalistes en lutte, collectifs de pilotes et de patrons de PME, collectif de juristes, collectif d'architectes

 

*site du CéDpa : Etude optimisation Nantes Atlantique http://aeroportnddl.fr/articles.php?lng=fr&pg=715

ou site de l'ACIPA Des architectes : "Réaménager Nantes-Atlantique coûterait deux fois moins cher que de construire un nouvel aéroport"

20
Novembre

Appel à mobilisation le 26 novembre 2013 à l'appel du COPAIN44 et de la Fédération Nationale des Apiculteurs Professionnels

Publié dans Divers

 

Appel à mobilisation le 26 novembre 2013 à l'appel du COPAIN44 et de la Fédération Nationale des Apiculteurs Professionnels

Le 26 novembre, Virgile Mazery, apiculteur professionnel dont la majorité des abeilles butinent sur le territoire de la Zad à Notre Dame des Landes depuis plusieurs années, est assigné en référé par la société AGO-Vinci devant le juge du tribunal de Saint Nazaire, pour occupation illégale de terres agricoles.
Depuis plus de 40 ans, des paysans, aux côtés des autres militants, luttent pour refuser l’artificialisation des 1600 hectares de terres agricoles de la zad, les cultivent et les entretiennent.
C'est pour cela qu'aujourd'hui, la biodiversité y est si riche et que Virgile peut y faire des récoltes généreuses.
Depuis de nombreuses années, l'apiculture gène l'agrochimie qui tente de la réduire au silence. Voilà une autre tentative menée par d'autres acteurs, d'expulser les abeilles nécessaires au maintien de notre bio-diversité.
Nous, paysans du Copain 44 et bien d'autres, réaffirmons aujourd'hui que nous nous opposerons par tous les moyens à la destruction de cet espace agricole et écologique riche. Nous occupons et protégeons la ferme de Bellevue depuis bientôt dix mois, nous entretenons les terres agricoles et le bocage en accord avec les paysans en place qui ont refusé l'expropriation, et avons besoin des abeilles pour continuer à garantir la richesse de cette biodiversité.
Comme nous, Virgile occupe et entretient les terres et le bocage de la zad, c'est pourquoi, le COPAIN 44 s'associe aux organisations des Apiculteurs Professionnels pour appeler à
un rassemblement de soutien
le mardi 26 novembre à 10h00 devant le Tribunal de Saint Nazaire.

  • Pour soutenir Virgile et demander la relaxe,
  • Pour refuser la volonté toujours affichée d'AGO/Vinci de judiciariser notre action
  • Pour s'opposer par tous les moyens à la réalisation de ce projet inutile
Appel à mobilisation le 26 novembre 2013 à l'appel du COPAIN44 et de la Fédération Nationale des Apiculteurs Professionnels


Appel à mobilisation lancé par le COPAIN 44 (Collectif des Organisations Professionnelles Agricoles INdignées par le projet d'aéroport) et la Fédération Nationale des Apiculteurs Professionnels

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Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d'Aéroport de Notre Dame des Landes Association luttant contre la création d'un autre aéroport à Nantes (Loire Atlantique), sur les communes de Notre Dame des Landes, Grandchamp des Fontaines, Vigneux de Bretagne et Treillières

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