12
Janvier

Ce qu'il faut savoir

Publié dans Ce qu'il faut savoir

Près de Nantes, à Notre Dame des Landes, un projet d'aéroport gigantesque menace 2000 ha de terres agricoles bocagères d'une biodiversité exceptionnelle.


Le projet date des années 1960, pour le Concorde, et les raisons avancées pour sa construction ont beaucoup fluctué au fil des années au gré des contre-arguments des opposants.

L'ADECA (Association de Défense des Exploitants Concernés par l'Aéroport) fut créée en 1970 et des rassemblements ont eu lieu dès cette date-là autour d'elle.

 

En 2000, le projet d'aéroport fut ressorti des tiroirs "où il sommeillait activement !" par le gouvernement Jospin à la demande de Jean -Marc Ayrault, maire de Nantes. L'ADECA fut immédiatement réactivée elle aussi et l'ACIPA (Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d'Aéroport) créée.

 

Aujourd'hui, alors qu'il n'y a aucun problème de saturation ni de sécurité à l'aéroport actuel de Nantes-Atlantique et que le contexte ne favorise pas la croissance du secteur aérien, l'Etat, avec l'appui des élus locaux et régionaux (PS et UMP main dans la main sur ce dossier), a attribué la  construction et la concession pour 55 ans de cet aéroport soit disant HQE au groupe Vinci.
360 millions d'euros minimum d'investissement public y seraient  engloutis.
Paradoxalement, le besoin de cette nouvelle construction n'est en rien avéré et aucune alternative ni optimisation de la plateforme existante n'ont été étudiées sérieusement...

 

De plus en plus de voix s'élèvent contre ce scandale écologique et économique.

 

Malgré une forte opposition et les démonstrations de l'aberration de ce projet, les études environnementales, archéologiques, etc, avancent avec un important déploiement de forces de l'ordre et une violence policière croissante.

Une coordination d'associations, collectifs, syndicats et mouvements politiques s'est constituée depuis 2003 et compte maintenant plus de 50 groupes, dont l'ACIPA et l'ADECA.

Un lieu de résistance "La Vache Rit" a été inauguré en 2007. Depuis octobre 2008 et pendant plus de 4 ans, chaque jour, deux personnes ont stationné en permanence devant des lieux symboliques nantais pour dénoncer le gaspillage d'argent public et de terre agricole : c'est l'opération Citoyens Vigilants.

Des exploitants agricoles veulent pouvoir continuer de vivre et travailler sur la zone prévue pour ce projet et des habitants (anciens et nouveaux) y sont installés avec leur familles.

Un collectif d'élu-e-s opposé-e-s au projet a été créé en juin 2009. Il réunit actuellement plus de 1000 élu-e-s de familles politiques diverses. Ce collectif a financé une étude économique réalisée par un cabinet d'étude indépendant dont la conclusion est sans appel : le projet ne se justifie pas non plus économiquement. Ce grand projet a été validé après une étude économique trafiquée et s'il était construit, il coûterait bien plus que prévu.

 

Depuis 2009, de nouveaux habitants sont venus s'installer sur la ZAD, qui de Zone d'Aménagement Différée s'est transformée en Zone à Défendre, pour y expérimenter d'autres façons de vivre ensemble. L'opération "César" lancée en octobre 2012 par la préfecture de Loire-Atlantique et qui avait pour but de les expulser manu-militari a, bien au contraire, renforcé de façon spectaculaire les liens entre les différentes composantes de l'opposition et la visibilité nationale de la lutte.

 

Pour finir, un collectif de pilotes de ligne, et des comités de soutien de plus en plus nombreux en France et hors de nos frontières, nous accompagnent aussi dans notre combat, ainsi que, depuis fin 2012, un groupe de professeurs et avocats en droit de l'environnement , un groupement de naturalistes, et des personnalités des mondes politique et artistique.

D'après ses promoteurs, l'aéroport envisagé à Notre-Dame-des-Landes serait une réalisation phare de Haute Qualité Environnementale…
Nous disons que le seul aéroport HQE, c'est celui qu'on ne construira pas, ni ici, ni ailleurs.

21
Septembre

Nous serons là ! - Lettre ouverte de Michel Tarin à tous les comités de soutien

Depuis le 17 septembre, jour de la seconde audition des pétitionnaires de Notre Dame des Landes par la commission des pétitions du parlement européen, les pro-aéroport pavoisent ! Laissons-les pavoiser ! Nous avons pris la mesure de l’immense collusion entre le PS, l’UMP et Vinci encore une fois sur ce sujet. Ils vont vouloir passer en force ? Nous serons là !

Pour nous rien n’a changé depuis ce mercredi-là ! La pétition n’a pas été close malgré l’insistance de quelques députés (un lobbying béton avait été pourtant organisé !) et nous pourrons donc continuer à intervenir à Bruxelles ; tout comme la commission européenne nous serons bien sûr, nous aussi, très attentifs à la suite et nous sommes prêts à attaquer juridiquement tous les arrêtés à venir ! Les expulsions ne sont toujours pas possibles, les propriétaires refusant l’expropriation sont de plus en plus nombreux, etc…La résistance est là !

Cet aéroport ne se fera pas car nous avons raison – économiquement, écologiquement, juridiquement et politiquement - de nous battre contre ce projet fou ! Nous sommes la force qui gagnera !

Cet aéroport ne se fera pas car nous l’empêcherons par tous les moyens en notre possession ; nous utiliserons la désobéissance civile ! On nous arrêtera ! On nous mettra en taule ! Nous ne lâcherons rien ! La violence sera en face !

J’irai avec mon bâton (avec les forces qui me restent et dans la non violence !) sur le terrain et nous le défendrons mètre carré par mètre carré ! Je n’utiliserai pas mon bâton pour cogner sur les forces de police mais, comme lorsque les copains du Larzac montaient à Paris, nous ferons résonner le chant de nos bâtons sur les terres de la ZAD pour les protéger du saccage programmé.

J’en appelle à tous les comités de soutien de France et de Navarre ! Tenez-vous prêts à revenir cet hiver à Notre Dame des Landes ou à occuper les centres de décision politique là où vous êtes ! Ensemble, comme nous l’avons déjà démontré par nos actions et nos rassemblements, nous allons, non seulement arrêter ce projet d’un autre temps mais aussi et surtout, faire prendre conscience qu’un autre développement et un autre monde sont possibles !

Et à vous les porteurs du projet, je dis : « Chiche ! Revenez essayer de vider la zone ! »

Michel Tarin

19
Janvier

Une prise de position de Comités de soutien proches de la ZAD sur la route D281

Texte rédigé par des comités de soutien voisins de la ZAD, avant la décision du Gouvernement.

 

Nous voulons attirer l'attention sur un point qui nous semble important quant à la D281.
Nous sommes des Comités et Collectifs proches de NDDL.
Nous sommes souvent sur la Zad, que ce soit pour des chantiers, des réunions, des rassemblements ou diverses mobilisations.
Nous participons régulièrement aux AG.
Quand on y évoque le devenir de la D281, nous entendons souvent de la part de certains habitants, énoncé comme une certitude, que les citoyens alentour, les comités de soutien se mobiliseront et viendront défendre la route, ses chicanes, ses constructions et ses habitants contre une éventuelle tentative d'évacuation par les forces de police.
Nous nous devons de vous dire clairement ceci.
Nous sommes prêts à défendre la Zad et son avenir.
Nous sommes prêts à soutenir les projets, les réalisations, les expérimentations, les installations sur la Zad, tant agricoles que sociales et culturelles.
Nous sommes prêts à soutenir le droit de tous ceux et toutes celles qui souhaiteront rester vivre sur ce territoire.
Nous adhérons au texte des 6 points.
Mais nous devons aussi dire que pour nous il est indispensable que le territoire reste un territoire commun, public, ouvert à tout le monde, librement, que les chemins et toutes voies de circulation soient accessibles à tous, sans obstacles ni contrôle, à l'inverse d'un lieu privé.

Pour revenir à la D281 : Si le projet d'aéroport est enfin abandonné, si la DUP s'éteint, s'il n'y a pas d'expulsion, nous pensons que cette route doit redevenir une voie de circulation départementale, gérée par le Département.
Cela signifie que la circulation y est totalement libre, notamment pour toutes les personnes qui la fréquentent quotidiennement pour aller au travail par exemple, qu'ils soient riverains, paysans ou autres.
Travailler ensuite à obtenir que la circulation y soit ralentie, sous la responsabilité du Département et de la Commune, pour tenir compte de la vie et des activités alentour, nous semble raisonnable.

Nous entendons la population autour de nous.
Nous avons déjà, depuis plusieurs années, beaucoup de difficultés à expliquer et à justifier la situation de cette route alors qu'il n'y a pas de menace imminente d'intervention policière.
Nous savons qu'elle joue un rôle extrêmement négatif dans les esprits, y compris dans l'esprit de nombreuses personnes pourtant prêtes à soutenir la lutte contre l'aéroport et son monde, à soutenir d'autres manières de vivre, d'habiter et de travailler développées sur la Zad.
Nous savons tous que l'image de cette route est très facilement, trop facilement, utilisée par la propagande contre la Zad.
L'occupation de la route ne sera plus justifiée, ni justifiable, s'il y a abandon du projet, si la DUP s'éteint, s'il n'y a pas d'expulsion.
Nous sommes persuadés que très peu d'entre nous viendraient défendre cette route si par malheur le mouvement ne parvenait pas à la rendre libre collectivement et de manière concertée, laissant alors à l'État l'occasion d'une intervention policière qui malheureusement risquerait bien de ne pas se limiter à cela.
Nous sommes persuadés qu'un entêtement de certains habitants à vouloir conserver l'occupation de la route, pour des raisons principalement symboliques et/ou affectives, compromettrait gravement les discussions avec l'État, qui déjà, tout le monde s'en doute, seront très compliquées pour atteindre nos objectifs communs.

Nous appelons donc tout le monde à la lucidité.
Nous assurons que plusieurs membres de nos comités sont prêts à participer à des chantiers de déplacement de constructions, ou d'aménagement de circulation douce à proximité de la route.

Merci.

Signataires au 16/01/2018
CAAC (comité anti aéroport de La Chapelle sur Erdre qui comprend aussi Grandchamp et Treillères)
Collectif de Saint-Herblain/Indre des opposants à NDDL 
COOPA (Comité d'Orvault des opposants au projet d'aéroport)
CSAA Comité de Sucé-sur-Erdre
Comité de Carquefou
Comité du Pays de Retz
Comité de Couëron

12
Janvier

Comités de soutien

Publié dans Sites à voir

Depuis l'opération César d'octobre 2012, les comités de soutien à la lutte de Notre-Dame-des-Landes se sont multipliés pour dépasser à ce jour les 200 comités.

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A propos

Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d'Aéroport de Notre Dame des Landes Association luttant contre la création d'un autre aéroport à Nantes (Loire Atlantique), sur les communes de Notre Dame des Landes, Grandchamp des Fontaines, Vigneux de Bretagne et Treillières

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