12
Mars

Régions de l’Ouest : aggravation du risque inondation en cas de nouvel aéroport

Lettre ouverte à Monsieur le Président de la République, 10 mars 2014

 

Monsieur le Président de la République,

Ces deux derniers mois, nos territoires de l’Ouest ont été gravement éprouvés par les inondations consécutives à la forte pluviométrie. Certains membres du Gouvernement se sont déplacés et ont pu constater par eux-mêmes les dégâts générés, les difficultés à faire face au quotidien, les risques aussi au regard de la vie des habitants. Ils ont partagé notre sentiment d’impuissance.

 

Un nouvel aéroport à Notre Dame des Landes signifierait la disparition de centaines d’hectares de zones humides. Or, leur rôle en tant que zones tampons et régulateurs dans la prévention du risque inondation est largement reconnu. D’ailleurs, le rapport de la commission d’enquête préalable à la déclaration d’utilité publique du projet de nouvel aéroport (2007) précisait que sa construction augmenterait le risque d’inondations vers le canal de Nantes à Brest et celui de l'Isac. Le Pays de Vilaine serait donc directement impacté par le projet de nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes.

 

Malheureusement, ce « risque inondation » a été complètement écarté par les porteurs du projet. Les documents soumis à enquête publique précisent même qu’il n’y a aucun risque inondation.

 

Pourtant, l’eau aujourd’hui engrangée sur le plateau bocager où est prévue l’implantation de l’aéroport devra bien aller quelque part si le projet se réalise. Où ? Aucun document mis à notre disposition ne permet de répondre à cette question. Pouvons-nous envisager de faire courir des risques supplémentaires à des territoires déjà très exposés ?  

 

En visite à Redon et Guipry-Messac, le 11 février dernier, le Ministre de l’Ecologie, Philippe Martin, déclarait : « Les évènements se répètent. Ils ne sont pas exceptionnels dans l’importance, mais dans la durée. Il faut faire le lien avec le dérèglement climatique. La transition écologique, énergétique est une nécessité absolue. La culture du risque doit devenir quotidienne. Il faut investir pour retarder ce genre d’évènement. »

 

La Conférence mondiale sur le Climat se tiendra à l’automne 2015 à Paris. Nous vous demandons, dans un souci de cohérence entre vos discours et vos actes, dans un souci de responsabilité envers les populations ligériennes et bretonnes déjà éprouvées, de solliciter de nouvelles expertises sérieuses, objectives et contradictoires, tenant compte des évènements récents et à prévoir, eu égard à ce risque mais aussi sur les autres pans du dossier qui posent problème.

 

« Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal mais par ceux qui les regardent et laissent faire »
(A. Einstein).

 

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre très haute considération.

 

Elu-e-s signataires :

Anne-Marie Boudou, conseillère régionale Bretagne

Sophie Bringuy, vice-présidente Environnement Conseil régional Pays de la Loire

Yannick Jadot, député européen

Joël Labbé, sénateur (56)

René Leblanc, maire de Quelneuc (56)

Geneviève Lebouteux, conseillère rég. Pays de la Loire

Isabelle Loirat, conseillère municipale Nantes

René Louail, président groupe élus EELV Bretagne

Jean-Philippe Magnen, président groupe élus EELV Pays de la Loire

Janick Moriceau, conseillère régionale Bretagne

Christophe Dougé, conseiller rég.  Pays de la Loire, président commission inondations du Comité de bassin Loire Bretagne

Jean-Paul Naud, maire  Notre Dame des Landes (44)

Sylviane Rault, conseillère régionale Bretagne

Gaëlle Rougier, conseillère régionale Bretagne

Philippe Trotté, maire  Vigneux de Bretagne (44)

Françoise Verchère, conseillère générale 44

Jean Pierre Maisonneuve, maire  Campbon (44)

François Favry, maire La Grigonnais (44)

Lionel Lardeux, maire Héric (44)

Yannick Rabillé, maire  Saint Lumine de Coutais (44)

Jocelyne Poulin, maire  Saffré (44)

Jacques Dalibert,  maire  La Chapelle Launay (44)

Bruno Miot, adjoint  Vigneux de Bretagne (44)

17
Juillet

Pétition adressée à Madame la Ministre de l’Ecologie relative aux risques d’inondations liés au projet d’aéroport de Notre Dame des Landes

Publié dans Divers

Cette pétition parrainée par les associations Eau & Rivières de Bretagne, Nature-Avenir et Solidarités-Ecologie

se situe à l’écart de la controverse sur la pertinence du projet d’aéroport de Notre Dame des Landes.

Elle a pour but d’attirer l’attention des autorités de l’Etat en charge de la sécurité publique

sur les risques d’inondation aggravés ou créés par l’implantation de cet équipement.

 

Le risque d’inondations a été passé sous silence lors de l’enquête publique de 2006, il n’a pas fait non plus l’objet d’une étude spécifique lors de l’enquête publique sur l’eau de 2012. Les données statistiques très générales fournies sont très insuffisantes. La zone d’étude évoquée dans les dossiers des enquêtes publiques est limitée à une dizaine de kilomètres autour du site, on semble donc considérer l’eau comme un élément statique pour lequel l’implantation du projet n’aurait aucune conséquence au-delà des limites de cette zone.

 

La zone d’implantation prévue pour l’aéroport est le point culminant et le ″château d’eau" de plusieurs bassins versants. Ce plateau est constitué majoritairement de sédiments à forte teneur argileuse. Dans cette zone humide, l’eau ne s’infiltre pas, elle stagne et elle ruisselle. Les nombreux et minces ruisseaux qui la parcourent, souvent à sec l’été, se transforment très vite en torrents en cas d’intempéries fortes ou de longue durée. On se trouve dans cette situation tous les ans entre décembre et avril.

 

Sur les bassins versants du nord, vers le canal de Nantes à Brest, qui emprunte le cours de l’Isac, les inondations sont fréquentes. Plus loin à l’ouest, là où l’Isac se jette dans la Vilaine, l’eau en provenance du plateau de Notre Dame des Landes crée un bouchon qui aggrave les crues annuelles importantes de la région de Redon le long du cours de la Vilaine et le long de ses affluents au nord de Redon avec leurs conséquences matérielles, économiques et environnementales désastreuses.

 

L’eau qui inonde le périphérique nord de Nantes tous les ans pendant plusieurs jours vient directement du plateau de Notre Dame des Landes par l’intermédiaire du Gesvres. Les conséquences économiques et humaines sont particulièrement dommageables pour les entreprises et insupportables pour les particuliers. Un lotissement de La Chapelle sur Erdre, situé près de l’embouchure du Hocmard dans l’Erdre a déjà subi des inondations. Dans les deux cas, l’inondation est aggravée par la montée simultanée du niveau de l’Erdre qui bloque l’évacuation des crues du Gesvres et du Hocmard.

 

Le bétonnage consécutif à la construction des pistes, des bâtiments et des voies d’accès ainsi que le stockage sur place de millions de m3 de déblais à forte teneur en argile entrainerait l’imperméabilisation définitive d’importantes surfaces, une augmentation du débit des nombreux ruisseaux qui prennent leur source sur le site et une accélération de leur vitesse d’écoulement, donc une augmentation des risques d’inondation en aval et sans doute la création de nouvelles zones inondables. Certes, il est prévu de positionner des bassins de rétention sur l’emprise du projet aéroportuaire et le long des voies d’accès mais leur capacité totale - environ 61 000 m3 - est ridiculement sous-dimensionnée par rapport aux risques d’inondation.

 

Programmer des travaux d’une telle ampleur sans avoir mesuré les risques pour les personnes et leurs biens, pour les activités agricoles, industrielles, artisanales et commerciales ainsi que pour l’environnement, constituerait un pari très risqué aux conséquences matérielles, économiques et humaines particulièrement graves qu’il serait parfaitement irresponsable de ne pas prendre en compte.

Nous exigeons qu’une étude spécifique soit menée par une équipe pluridisciplinaire (géographes, géologues, météorologistes, etc) pour évaluer les risques d’inondations créés ou aggravés par l’implantation du projet.

Pour assurer une parfaite objectivité de cette étude, nous demandons que son programme et le choix des experts qui la réaliseront soient faits conjointement par des porteurs du projet et par des opposants.

 

Télécharger ici le PDF à imprimer recto-verso et renvoyer les pétitions signées à Solidarités-Ecologie 8, chemin de la Guillaumière 44240 La Chapelle sur Erdre

A propos

Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d'Aéroport de Notre Dame des Landes Association luttant contre la création d'un autre aéroport à Nantes (Loire Atlantique), sur les communes de Notre Dame des Landes, Grandchamp des Fontaines, Vigneux de Bretagne et Treillières

Autocollant Acipa 2012 fond-gris

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