31
Janvier

L’abandon de l’aéroport de NDDL était la seule décision raisonnable

Pour Françoise Verchère, coprésidente d’un collectif d’élus opposés au projet du grand aéroport, le gouvernement a respecté les conclusions des médiateurs et tenu compte des opinions publiques contre les réseaux et les lobbys

 

Nous ressentons d’abord un immense soulagement. Le soulagement de savoir qu’il n’y aura pas de destruction de terres agricoles, pas de saccage de la biodiversité, pas de perturbation de cette vaste zone humide, et donc que tous ceux qui y habitent, humains, vaches et tritons, ne verront pas leur vie bouleversée par la réalisation d’un aéroport. Le soulagement aussi de constater que le rapport des médiateurs a confirmé la véracité de tous les arguments que nous avions développés jusqu’ici en vain, permettant ainsi au gouvernement de prendre la seule décision qui était raisonnable et que nous attendions depuis si longtemps : l’abandon d’un projet inutile, coûteux et destructeur.

 

Il n’y a pas là déni de démocratie, comme certains vont s’empresser de le crier. Le déni de démocratie ne réside pas dans la non-prise en compte d’une consultation finale biaisée et malhonnête, mais bien dans les dysfonctionnements des procédures de débat public, dans le mépris des compétences et des avis des citoyens ou des scientifiques pendant les enquêtes, dans les petits et grands mensonges répétés à l’envi : la saturation prétendue de l’actuel aéroport, la menace imaginaire sur le lac de Grand-Lieu, le prétendu peu d’intérêt du site de Notre-Dame-des-Landes (NDDL), le fantasme des créations de lignes aériennes…

 

Si les habitants de Loire-Atlantique qui ont voté oui en 2016 ont l’impression de ne pas être respectés parce que le projet est abandonné, qu’ils n’oublient pas qu’ils ont d’abord été trompés pendant des années. Après Sivens, après NDDL, et alors que tant d’autres projets qui ressemblent à ces deux-là se poursuivent, peut-on espérer que soit enfin compris l’enjeu démocratique qu’ils révèlent ? Le temps des élus omnipotents, seuls décideurs et jamais comptables de leurs décisions, est révolu, celui des réseaux et des lobbys doit l’être aussi, car les citoyens ont des compétences qui leur permettent de produire des analyses et des propositions alternatives. Ils ont même, pour beaucoup, une vision plus aiguë et lucide des enjeux à venir.

 

Ce qui devrait vraiment renouveler la manière dont sont décidés l’intérêt général et la fameuse « utilité publique » au nom de laquelle on nous a expliqué mille fois l’insuffisance de l’aéroport actuel et la nécessité de détruire le bocage de Notre-Dame et au nom de laquelle nous avons perdu de nombreux recours devant la justice.

 

Faute de quoi, ni la mort d’un jeune homme ni notre victoire d’aujourd’hui ne changeront vraiment les choses. Nous comprenons que les riverains les plus touchés par les nuisances sonores de l’aéroport de Nantes-Atlantique puissent être déçus de la décision gouvernementale, mais nous réaffirmons que l’on peut prendre des mesures pour vivre mieux « sous les avions ». Le choix de ne rien faire ou presque pendant si longtemps était volontaire pour mieux justifier le transfert de l’aéroport. Désormais, il faut que l’Etat décide très vite de réviser le Plan de gêne sonore, qui permet d’aider à l’insonorisation des logements et des établissements publics, qu’il mette en place toutes les procédures de moindre bruit et limite, voire interdise, les vols de nuit.

 

Nous sommes soulagés, et émus aussi. Parce que le combat a été si long que certains des résistants de la première heure nous ont quittés avant la victoire, emportés par la maladie. Je pense, comme beaucoup sans doute aujourd’hui, à Michel Tarin [mort en 2015], paysan « passeur de terres » et gréviste de la faim [en 2012], qui aurait tant aimé savoir préservé ce territoire qu’il aimait. Je veux saluer ici sa mémoire et rappeler qu’il a été un vrai « premier de cordée », une cordée solidaire et humaine… Celle que nous avons constituée tous ensemble dans notre diversité, parce que nous étions persuadés de la légitimité de notre cause. Celle qui a dû s’éloigner des chemins balisés, occuper illégalement terrains et maisons pour empêcher le début des travaux, parce qu’il n’y avait pas d’autres moyens devant l’obstination du pouvoir. Celle qui veut maintenant, sur ce territoire, ouvrir une autre route pour un avenir meilleur.

 

Image fantasmée de la ZAD

 

Je ne parle évidemment pas de la route départementale dite « des chicanes ». Celle-là, nous savons bien que l’abandon de l’aéroport doit aboutir à sa normalisation. Nous l’avons dit et écrit, il faut juste donner un tout petit peu de temps au temps. Il faut dire que, depuis des semaines, l’image fantasmée de la ZAD, avec des pièges, des armes et des ultraviolents, a fait son chemin. Les mêmes mots, repris par de trop nombreux médias, par des politiques et des commentateurs qui n’y ont jamais mis les pieds, ont préparé les esprits à un affrontement présenté comme inéluctable. Cela ferait de si belles images, édifiantes pour la population et peut-être dissuasives pour d’autres luttes ! Les jeux du cirque moderne, sous les caméras…

 

Puisque le projet est enfin abandonné, puisque la zone restera agricole et naturelle, montrons notre force collective. Enlevons les pneus, les carcasses de voitures et tout ce qui avait été amassé sur cette route pour défendre la zone. Pourquoi s’y opposer, et prendre des risques humains et symboliques importants ? Car le combat qui mérite d’être poursuivi n’est pas le maintien de quelques chicanes sur une route, mais bien un avenir possible et désirable pour ceux qui habitent ce territoire et veulent y rester. Pour que se poursuivent les projets et les expériences de vie et de solidarité en cours. Pour que Notre-Dame-des- Landes soit une vraie et belle victoire, porteuse d’espoirs.

 

Françoise Verchère, coprésidente du Collectif des élus doutant de la pertinence de l’aéroport (Cédpa), est ancienne maire de Bouguenais (Loire-Atlantique)

05
Novembre

Bruit autour de l’aéroport de Nantes : De nouvelles manipulations - Réunion publique le 12/11 à Nantes

Publié dans Divers
Bruit autour de l’aéroport de Nantes : De nouvelles manipulations - Réunion publique le 12/11 à NantesComparaison des études du PEB de Nantes Atlantique - CéDPA- Adecs Airinfra / DGAC
Le bruit est souvent mis en avant pour justifier le transfert de l’aéroport de Nantes Atlantique à Notre Dame des Landes, alors que les vraies questions, notamment celle de la comparaison avec Toulouse, ne sont pas posées. La commission du dialogue a demandé des analyses contradictoires sur l’impact futur du bruit aérien. Les nouveaux plans d'exposition au Bruit (PEB) calculés par Direction générale de l’aviation civile « explosent » le bruit sur Nantes, justifiant ainsi le transfert. Ceux calculés par le cabinet mandaté par le CéDpa donnent au contraire des résultats beaucoup plus limités, démontrant ainsi que ni le bruit ni la limitation de l'urbanisation ne sont des justifications pertinentes.  Fermement engagée en faveur d’un nouvel aéroport à Notre Dame des Landes, la DGAC a fait le choix d’hypothèses plus que discutables pour faire croire à une aggravation future des nuisances sonores. Elle a notamment refusé de prendre en compte la réduction du bruit liée à la modernisation des appareils. Sur le dossier de Notre Dame des Landes, ce n’est pas la première fois que la DGAC tord les chiffres.
[...]
 
Lien vers l'étude complète CéDpa - Adecs Airinfra
 

Réunion publique d'information sur la contre-étude du PEB, à Nantes le 12 novembre 2013 Grande salle de la Manu avec la participation de Jacques Bankir.


Le CéDpa et le Collectif de pilotes vous invitent à la réunion publique qui se tiendra le mardi 12 novembre à 20h dans la grande salle de la Manufacture des Tabacs à Nantes
Cette réunion publique portera sur les Plans d’Expositions au Bruit prévisionnels de Nantes Atlantique ;  une présentation des travaux du cabinet d’étude sollicité sera faite et la contradiction des travaux de la DGAC sera apportée.
Avec la participation de Jacques Bankir quis’est engagé publiquement contre le projet d’aéroport à Notre Dame des Landes :«Le projet de nouvel aéroport près de Nantes est un exemple de non-sens politique en France.» 
Jacques Bankir a débuté sa carrière chez Air France où il a occupé plusieurs fonctions : Directeur du Projet Charles-de-Gaulle, Directeur de planification des routes, Vice-Président adjoint cargo, Vice-Président Amérique du Nord, Vice-Président des aéroports et services à bord et Vice-Président de la planification. Il a ensuite été Vice-Président exécutif de la compagnie aérienne française AOM. Puis, il a lancé et dirigé Air Tahiti Nui. Suivront 6 ans dans le transport aérien régional : tout d’abord en tant que directeur général de CityJet afin de redresser avec succès la compagnie au bord de la faillite ; puis Président directeur général en charge de la fusion de 3 compagnies aériennes qui ont donné naissance au groupe Regional, qui figure aujourd’hui parmi les leaders européens. Il a été Président directeur général de Cohor, la société française de coordination des slots. Désormais, il intervient en tant que consultant stratégique dans le secteur de l’aérien et des aéroports.Il a été nommé administrateur de Vueling Airlines en juin 2007, avec Barbara Cassani (ex PDG de Go Airlines).
Voir aussi le texte et la vidéo de l'intervention de Jacques Bankir :
05
Février

CéDpa - Collectif d'élus

Publié dans Sites à voir

Site du Collectif d'élus Doutant de la pertinence de l'aéroprot de Notre-Dame-des-Landes

"...Dans une situation économique mondiale très difficile, ne faudrait-il pas à nouveau se pencher sur les solutions alternatives qui ont toujours été écartées sans études sérieuses et notamment la solution de piste est/ouest proposée par l’association Solidarité Ecologie sur le site actuel ? Ce site ne pourrait-il pas, à moindre coût, être desservi par plusieurs modes de transport (terminal de tram à 800 mètres seulement et voie ferrée existante à proximité). Cette solution n’aurait-elle pas l’avantage d’améliorer la sécurité et de diminuer la gêne sonore en limitant presque totalement le survol des zones urbanisées ?

En votre qualité d’élu-e-s ayant le souci d’un aménagement raisonné de notre territoire, nous vous proposons donc de créer un collectif d’élu-e-s doutant de la pertinence de l’aéroport de Notre Dame des Landes pour demander aux porteurs du projet de le réétudier dans une logique de développement durable, de maîtrise de l’étalement urbain et de maîtrise des coûts.

Si le maintien de ce projet vous interpelle, si vous avez des doutes sur son utilité réelle, ou encore sur son financement, rejoignez-nous au sein de ce collectif !"

> Accès au site

 

02
Décembre

Confrontation des études sur le Plan d’exposition au bruit et le coût du réaménagement de Nantes Atlantique : DGAC vs CéDpa 27 novembre 2013

Publié dans Divers

Rappel du calendrier 2013 :

26 septembre : publication de la 1ere étude PEB d’Adecs Air Infra commandée par le CéDpa ;
28 octobre : réunion du dialogue, confrontation des études PEB DGAC et CéDpa-Adecs ;
6 novembre : réunion du dialogue, présentation par la DGAC de son étude sur le coût de réaménagement de Nantes Atlantique ;
27 novembre : réunion du dialogue, suite des échanges sur le PEB, 1eres réactions du CéDpa sur l’étude du coût de réaménagement.
 

Le CéDpa, le collectif des pilotes, et leurs experts ont travaillé dans trois directions :
1) Analyse des hypothèses prises par la DGAC sur le calcul de son PEB 2030 ;
2) Demande de nouveaux calculs au cabinet Adecs Airinfra ;
3) Début d’analyse de l’étude DGAC sur le coût de réaménagement de Nantes Atlantique.

PEB : les hypothèses de la DGAC triplent les surfaces concernées
Sur tous les paramètres clés d’un calcul de plan d’exposition au bruit, la DGAC a choisi des options pénalisantes.


Lire l'intégralité de l'analyse  dans le document de synthèse

A propos

Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d'Aéroport de Notre Dame des Landes Association luttant contre la création d'un autre aéroport à Nantes (Loire Atlantique), sur les communes de Notre Dame des Landes, Grandchamp des Fontaines, Vigneux de Bretagne et Treillières

Autocollant Acipa 2012 fond-gris

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