28
Octobre

Spectacle de et par Patrick GRÉGOIRE.

 

"Désireux d’évoquer les choix sociétaux qu’implique la construction de cet aéroport, j’ai imaginé une fable écologique qui dépasse l’espace-temps Notre Dame des Landes pour universaliser cette lutte".


"Début 2015, j’ai interviewé à Notre Dame des Landes et à Nantes une vingtaine d’opposants engagés dans la lutte contre le projet d’aéroport. Elus, paysans expropriés, zadiste, naturaliste, pilote, architecte, juriste, présidents de comités de soutien, chef d’entreprise, etc. J’ai tiré de cette matière, si riche qu’il fallait beaucoup trier, un premier texte : "Les tritons prendront l’avion" pour quatre comédiens. Après la lecture des slogans creux et éternellement ressassés des pro-aéroport, j’ai eu envie de faire parler l’un d’eux et de le confronter à la matière que je n’avais pas exploitée dans le premier texte. J’ai choisi le Préfet, personnage situé au carrefour de tous les arrangements entre élus, entrepreneurs et administrateurs."

 

La représentation du 2 novembre 2016 à Notre-Dame-des-Landes est compléte.
Mais le spectacle se joue aussi du 3 au 5 novembre 2016. Toutes les informations sur http://www.tntheatre.com/le-cauchemard-du-prefet

 

TERRAIN NEUTRE THÉÂTRE
11 Allée de la maison rouge
44000 Nantes
Accueil - billetterie: 02 40 12 12 28
http://www.tntheatre.com

24
Octobre

À l'issue de sa session “Droits Fondamentaux, Participation des Communautés Locales et Grands Projets” Du TGV Lyon-Turin à la réalité globale, le TPP  a condamné l’Union européenne, l’Italie et la France pour violation des droits fondamentaux des citoyens dans de nombreux Grands Projets Inutiles et Imposés (GPII)

 

Une « plainte » a été déposée en 2015 devant le Tribunal Permanent des Peuples par plusieurs groupes européens en lutte contre des GPII (Grands Projets Inutiles et Imposés), à l'initiative du Controsservatorio Valsusa (membre du mouvement italien No-Tav contre la LGV Lyon-Turin). Le Tribunal Permanent des Peuples est un tribunal d'opinion et non pas de pouvoir. Cependant, il semblait particulièrement important aux groupes et collectifs en lutte contre les GPII d'obtenir de la part du TPP une affirmation des caractéristiques communes de ces projets, une condamnation morale de leurs responsables et porteurs, et de reconnaître toutes les atteintes aux droits des peuples qu’ils génèrent.

 

Les collectifs ont constitué chacun un dossier pour déposer leur «plainte ».

 

La « plainte » s’appuyait sur le Droit à consultation et au consentement, reconnu dans la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones adoptée par l’Assemblée Générale de l’ONU en septembre 2007, déclaration qui oblige les États à consulter les peuples et à « obtenir leur consentement, donné librement et en connaissance de cause, avant l’approbation de tout projet ayant des incidences sur leurs terres ou territoires ... ressources minérales, hydriques ou autres ».

 

Plusieurs étapes ont jalonné l’enquête (14 mars 2015 : session d'ouverture à Turin, 10 et 11 juillet 2015 : délégation à Notre Dame des Landes, du 5 au 8 novembre 2015 : longue session finale à Turin ).

 

La sentence a été sans appel :

Le TPP
Recommande ...à l'État français, dans le cas de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, de présenter une étude documentée sur l'opportunité et la nécessité du projet et sur ses conséquences sociales, économiques, écologiques, et de suspendre la réalisation du projet...

L'État doit également s'abstenir de criminaliser le mouvement de contestation citoyen, justifié par l'absence de concertation et protégé par la Constitution et par de nombreux instruments internationaux...

[…]Demande aux institutions européennes compétentes, Commission européenne et Commission des pétitions du Parlement européen, d'examiner avec tout le sérieux nécessaire et d'un œil critique les projets présentés par les entreprises concessionnaires et les États, en prenant en considération l'intérêt réel des communautés touchées et des populations en général...

[...]Recommande aux gouvernements de n'envisager la réalisation des grands projets qu'au terme de procédures techniques participatives sérieuses et efficaces qui démontrent la réelle nécessité de remplacer ou de compléter des infrastructures existantes, et à condition que l'impossibilité d'effectuer des améliorations significatives ait été établi […]

 

C'est cette sentence que nous (environ 130 personnes représentant les différents collectifs plaignants mais également d'autres groupes) allons aller présenter au Parlement Européen le 26 octobre 2016 : Les Citoyennes et les Citoyens en lutte contre les Grands Projets Inutiles et Imposes entrent dans le Parlement Européen pour remettre le Jugement du TPP aux Institutions Européennes.

 

Et exigent que ce Jugement prononcé par un Tribunal indépendant soit suivi d’effets et que les gouvernements stoppent leurs lourdes atteintes aux libertés publiques et à l’environnement.

 

Maître Thomas Dubreuil interviendra au nom de la lutte de Notre Dame des Landes au Parlement Européen

 

À l'heure où des citoyens et organisations témoignent devant le Tribunal Monsanto, à l'heure où la Cour Pénale Internationale se déclare apte à juger les crimes d'atteinte à l'environnement (écocides), cette démarche portera le refus de la résignation des citoyens face au mépris qu'ils subissent et à la violation de leurs droits fondamentaux.
 

La sentence complète : http://www.presidioeuropa.net/blog/la-sentence-du-tribunal-permanent-des-peuples-turin-2015/

 

Les collectifs représentés :

La Coordination, et d'autres luttes, déjà présentes au 2ème Forum à Notre-Dame-des-Landes en 2012, s'y sont également associées : TAV Torino-Lyon (IT), Stop HS2 (UK) (projet de voie rapide Manchester Londres), Notre-Dame Des Landes (FR), MOSE (IT) (fermeture de la lagune de Venise en cas de alta acqua), MUOS (IT) (antennes géantes pour les communications militaires), SOTTOATTRAVERSAMENTO AV FIRENZE (IT) (tunnel sous Florence), Centrale « solaire thermodynamique » - Basilicata (IT), ROSIA MONTANA (RO), « Stuttgart 21 ist ueberall » (gare souterraine de Stuttgart).

 

Le Tribunal Permanent des Peuples en bref :

Le Tribunal Permanent des Peuples, ou TTP, est un tribunal d'opinion, et non pas de pouvoir, qui a un rayonnement mondial. Il est de nature associative. Y sont présents des juges bénévoles intervenant dans tous les cas où les législations nationales et internationales se sont révélées infructueuses dans la défense du droit des peuples.

 

Le TPP a à son actif 40 ans d'instructions et jugements pour la protection des minorités ethniques discriminées, de condamnations de multinationales ayant des productions très polluantes, etc. ...

 

Il est l'héritier de l’expérience du « Tribunal Russell », fondé en 1966 par J.-P. Sartre et Bertrand Russel, pour juger les crimes de guerre des États-Unis au Vietnam. Il est né officiellement à Bologne en juin 1979.

 

Sans siège propre, il est une assemblée dans laquelle des personnalités reconnues dénoncent juridiquement des actes qu’elles estiment répréhensibles, en se basant sur le droit international. Des jurés remettent des avis consultatifs au jury qui dirige et médiatise le « procès ». Les sentences prononcées n’ont pas d’effet contraignant, mais les avis émis se veulent basés sur la législation réelle et sont communiqués aux autorités, circulent dans les sphères de l'ONU.

 

Le TPP se propose de faire respecter les DESC (droits économiques sociaux et culturels). Les thèmes des sessions touchent aussi les problèmes posés par la mondialisation, la dette, les risques écologiques majeurs (forêt amazonienne, catastrophe de Bhopal).

 

Tout mouvement victime d’une violation de droits avérée peut porter son cas devant le TPP.

 

Contact Presse

Geneviève Coiffard-Grosdoy : 06 80 841 989

 

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19
Octobre
Vous trouverez ci-dessous une lettre ouverte du Collectif de juristes et avocats, en réaction à la prise de position de Jean-Jacques Urvoas au "Grand rendez-vous" Europe1/iTELE/Les Échos le 8 octobre dernier.
De plus, conformément à ce qui avait été annoncé, le Tribunal administratif a été saisi d'une demande d'annulation des arrêtés de dérogation relatifs au campagnol amphibie, le 15 octobre. Enfin, l'audience en appel pour les arrêtés "loi sur l'eau" et "espèces protégées", ainsi que la déclaration d'utilité publique du programme viaire aura lieu le lundi 7 novembre.

Monsieur le Ministre de la Justice
Jean-Jacques URVOAS
 
Nantes, le 13 octobre 2016

 
Objet : Projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes
 

Monsieur le Ministre,
 
Nous venons vers vous en tant que Collectif de juristes et avocats opposés au projet d’aéroport du Grand Ouest.
 
Vous avez récemment pris la parole dans les médias sur ce projet, en votre qualité de Garde des Sceaux, en affirmant que « le droit dit oui, la population dit oui » au projet, et en précisant que vous utiliserez « les moyens pour que le droit passe », et que l’aéroport se construise. Ces paroles font écho à celles du Premier Ministre, qui a confirmé il y a peu qu’une évacuation du site de Notre-Dame-des-Landes et un début des travaux étaient envisagés « à l’automne ».
 
De tels propos justifient quelques éclaircissements de notre part, notre collectif ayant suivi depuis de nombreuses années les développements juridiques afférents au projet d’aéroport.
 
 
En premier lieu, nous tenons à rappeler, contrairement à de nombreuses affirmations, que les recours relatifs à ce projet ne sont pas « épuisés », et que le temps du droit dans cette affaire n’est aucunement passé, comme vous le laissez entendre.
 
La légalité des arrêtés environnementaux adoptés à la fin de l’année 2013 (espèces protégées et loi sur l’eau) est ainsi étudiée actuellement par la Cour administrative d’appel de NANTES, des questions inédites et essentielles étant posées par le projet s’agissant notamment de la compensation environnementale.
 
Par ailleurs, s’agissant de l’utilité publique du projet, nous vous rappelons que le rapport du CGEDD missionné par Madame la Ministre de l’Écologie a conclu que ce projet était « surdimensionné », et que l’optimisation de l’aéroport de Nantes Atlantique « permettrait d’accompagner la croissance du trafic ». Nous avons d’ailleurs sollicité, il y a peu, l’abrogation de la déclaration d’utilité publique devant le Conseil d’État sur le fondement de ce rapport. Le recours est actuellement en cours d’instruction, l’État n’ayant pas répondu à notre requête à ce stade.
 
 
Le fait que la justice soit encore saisie à l’heure actuelle est lié, au demeurant, en grande partie, au fractionnement du projet en de très nombreuses autorisations pendant près de 10 ans. A ce titre, la Préfecture a très récemment publié deux arrêtés relatifs au Campagnol amphibie, dont nous venons de solliciter l’annulation devant le Tribunal administratif de NANTES, ces derniers étant en relation directe avec les arrêtés dont nous contestons la légalité devant la Cour administrative d’appel. En outre, le permis de construire relatif à l’aérogare n’a aucunement été délivré à ce jour, l’instruction de la demande déposée en avril 2013 ayant été suspendue.
 
Comme vous vous en doutez, ce fractionnement du projet a eu pour principale conséquence d’empêcher le public d’avoir une vision globale et sincère sur ses coûts et avantages réels, et les alternatives crédibles à sa réalisation.
 
 
En second lieu, le droit auquel vous faite référence inclut également le droit européen, que l’État français doit respecter. Or, nous vous rappelons qu’une procédure d’infraction à l’encontre de l’État français est toujours en cours s’agissant du projet d’aéroport du Grand Ouest, en l’absence d’évaluation globale des impacts environnementaux du projet.
 
Si l’État a choisi la révision du schéma de cohérence territoriale (SCOT) NANTES-ST NAZAIRE pour tenter de régulariser ces insuffisances, la Commission européenne a rappelé à plusieurs reprises que les travaux ne pourraient commencer avant l’adoption définitive du SCOT. Cette dernière ne pourra intervenir avant le début d’année 2017, une enquête publique étant actuellement en cours.
 
Tout engagement des travaux avant l’adoption définitive du SCOT témoignerait donc d’une violation manifeste du droit européen par l’État français.
 
 
En troisième lieu, en rappelant que « la population a dit oui » au projet d’aéroport, vous avez également précisé avoir vous-même besoin de cette infrastructure « en tant que Breton ».
 
Nous ne pouvons que constater le caractère paradoxal de ces propos, le Gouvernement auquel vous appartenez ayant délibérément circonscrit le périmètre de la consultation du 26 juin à la Loire-Atlantique, en écartant les bretons, qui sont pourtant financeurs d’un projet qui se réclame du « Grand Ouest ». 
 
L’organisation d’une consultation, sur la base d’une ordonnance dont la légalité est toujours actuellement contestée devant le Conseil d’État, dans un périmètre opportunément restreint et s’agissant d’un projet qualifié de surdimensionné par les experts du CGEDD, parait donc bien éloignée d’une validation massive du projet par « la population » dans son ensemble. Les sondages réalisés au moment de la consultation ont, au demeurant, démontré que le NON l’aurait emporté en cas de réalisation de la consultation à une autre échelle, témoignant de la volatilité de la notion de démocratie dans un tel contexte.
 
En réalité, les différences de position sur le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes au sein même de l’exécutif de notre pays sont le reflet des difficultés juridiques irréductibles posées par ce projet d’État, et des nombreuses interrogations qu’il suscite quant à la cohérence de l’action gouvernementale sur le plan économique et environnemental. 
 
Nous espérons que votre connaissance de la chose juridique, en tant que Maître de Conférences, vous amènera à percevoir les enjeux liés à une remise à plat de ce projet en prenant en compte l’état de notre société en 2016, et vous incitera à refuser tout engagement des travaux dans les mois qui viennent, afin que la justice puisse sereinement se positionner sur la légalité de ce projet avant une destruction irréversible du site de Notre-Dame-des-Landes.
 
Nous restons, bien évidemment, à votre entière disposition pour tout échange sur ce dossier.
 
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Garde des Sceaux, l’expression de notre haute considération

 
 

Le collectif de juristes et avocats opposés au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes

 
Copie à :

  • Monsieur le Président de la République
  • Monsieur le Premier Ministre
  • Madame la Ministre de l’Écologie
13
Octobre

Cliquer ici pour accéder directement à l'aide à la rédaction ajoutée le 13/10/2016

 

Pourquoi participer à cette enquête publique ? A travers la révision du SCOT et grâce à la « Synthèse environnementale portant sur le projet d’Aéroport du Grand Ouest, sa desserte routière et les projets connexes sur le territoire de proximité » qui  fait partie des documents, l’État français cherche à répondre aux critiques de la Commission Européenne qui lui a signifié en 2014 que le projet NDDL était en  infraction pour « saucissonnage » ; en effet, le dossier ne présente pas une évaluation globale de toutes les infrastructures prévues: aéroport,tram-train, routes, TGV, zones d’activités…
 
Il est donc important que tous les opposants à NDDL se manifestent sur le sujet. En effet, dans un courrier à la France de novembre 2015, l’Europe prend acte de la volonté de régulariser l’infraction mais ajoute : « ... nous invitons vos autorités à poursuivre leurs démarches en portant une attention particulière à la consultation du public et de l’autorité environnementale et à la prise en compte des commentaires qui seront formulés à cette occasion, en vue de l’adoption in fine du SCOT de la métropole Nantes-Saint-Nazaire et de la mise en œuvre des mesures environnementales qui sont ou seront identifiées au cours de la procédure. »
 
L’enquête publique a lieu du 19 septembre au 21 octobre inclus.
 
Vous trouverez tous les documents ainsi que les dates de présence des commissaires enquêteurs sur le site www.nantessaintnazaire.fr/enquete-publique-scot/
 
On peut participer en se déplaçant pour écrire sur les registres ( au siège des différentes intercommunalités)  et/ou par internet et/ou par écrit.
 
par mail à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
par correspondance à M le Président de la commission d’enquête, à l’adresse suivante : Enquête publique SCOT, Pôle métropolitain Nantes Saint-Nazaire, 2 cours du champ de mars, 44000 NANTES
On peut aussi rencontrer  les commissaires enquêteurs (il reste 11 dates ).
 
La commission d’enquête est composée de :
Titulaires  
Président : Monsieur Gilbert FOURNIER, cadre retraité de l’agro-alimentaire
Monsieur Jean-Pierre HEMERY, retraité de la gendarmerie nationale
Monsieur Alain BOËLS, retraité du bâtiment et travaux publics
Suppléants :
Monsieur Jean LEMOINE, ingénieur conseiller industriel au développement des PME-PMI de la région Bretagne
Monsieur Laurent KLEIN, directeur du service des ressources humaines à l’assemblée nationale à la retraite.
 
Le dossier est très lourd : 6 pièces  dont on peut oublier les 5 et 6 ( arrêtés et publicité)
1 : note de présentation
2 : rapport de présentation en trois volumes 1-2-3
+ PADD Projet d’aménagement et de développement durable
+ DOO   Document d’orientations et d’objectifs
+ 4 ensembles de cartographies
 
3 : Porter à connaissance de l’État : document général + annexes + synthèse environnementale sur l’Aéroport
 
4 : avis des personnes associées. Dans ces avis, un des plus importants est celui de l’Autorité Environnementale qui pointe beaucoup d’insuffisances du SCOT et fait 34 (!) recommandations, dont trois qui touchent particulièrement le dossier d’aéroport (page 20 à 22 du rapport).
 
Par ailleurs, bien au-delà du seul dossier d’aéroport, de nombreux autres thèmes peuvent être abordés : le logement, l’énergie, l’emploi, les déplacements, l’économie, les risques, la biodiversité, l’agriculture, le climat, etc.
 
La première chose à faire est de demander individuellement à la commission (cf plus haut par lettre ou mail) la prolongation de l’enquête compte tenu de la complexité, de la lourdeur du dossier et de votre volonté d’étudier les documents sérieusement.  
 


Ajout du 13/10/2016

Enquête publique sur le SCoT Nantes-St-Nazaire - Aide à la rédaction d'une remarque sur les registres

 

Elle se déroule actuellement du 19 septembre au 21 octobre 2016. Les registres papier sont dans les sièges des communautés de communes.
Et elle doit comporter une partie servant à l’État français dans sa réponse sur le contentieux environnemental sur Notre-Dame-des-Landes au niveau européen.

Consultez et dossiers et notez d'ores et déjà les rendez-vous à ce lien : :
http://www.nantessaintnazaire.fr/enquete-publique-scot/
 

Quelques pistes pour des interventions sur le SCOT proposées par F Verchère, en plus du fait de demander la prolongation de l'enquête :

 
"A vous de choisir ce qui vous intéresse dans ces suggestions et remarques. Inutile de vouloir tout reprendre, faites au mieux avec le ton qui vous paraît refléter votre état d’esprit : colère devant les manipulations et les mensonges, ironie devant tous les jolis mots utilisés dans un document, interrogations « neutres » sur des points précis, mise en lumière des contradictions etc...
 

Vous pouvez, si vous n’habitez pas en Loire-Atlantique, rappeler que l’on ne vous a pas demandé votre avis en juin dernier alors que vous devriez payer cet aéroport et que ses conséquences environnementales toucheraient notre écosystème commun. Et donc vous allez le donner votre avis !

 
1) sur la forme :
  • Le dossier complet comprend plus de 1300 pages ;
  • Les résumés non techniques (qu’il faut savoir trouver !) ne peuvent suffire ;
  • Le temps d’enquête limité à un mois est insuffisant compte tenu de la complexité du dossier.
  • On est perdu dans les documents différents : évaluation, rapport en trois volumes, PADD, DOO, cartes etc...
  • Il y a beaucoup de répétitions entre les documents, beaucoup de jolies phrases avec tous les mots qu’il faut utiliser aujourd’hui : préserver, valoriser, emploi pour tous, emplois partout, écométropole, laboratoire de la transition énergétique et écologique etc...(regardez le sommaire des documents, le DOO par ex, c’est spectaculaire !)
Le SCOT , un très long discours qui dessine des lendemains qui chantent mais dans les faits ?
 
2) sur l’aéroport :
 
Il n’y a aucune prise en compte de tout ce qui s’est passé depuis des années. Toujours les mêmes arguments, y compris les mensonges habituels (le lac de Grandlieu par ex). Aucune prise en compte du rapport des inspecteurs de Ségolène Royal qui reconnaissaient que le débat public de 2003 avait été faussé, que le projet de NDDL était surdimensionné.
 
Affirmation permanente que le projet de NDDL sera sans impact sur l’eau, les zones humides, l’agriculture... que le SCOT prétend protéger bien sûr ! Aucun élément concret sur les projets annexes (tram-train, ligne grande vitesse, zones d’activité…) : on se contente de dire qu’on fera les études ultérieurement, que les emprises seront optimisées et que les effets négatifs seront compensés. On est prié d’y croire !
 
Possibilités de questions précises :
  • demander des explications sur le « bilan carbone neutre » de l’aéroport ; s’offusquer que l’on parle climat et baisse des émissions de gaz à effet de serre et qu’on ne s’interroge pas sur la hausse programmée du trafic aérien ;
  • demander comment on va faire baisser la part de la voiture alors qu’il faudrait aller à NDDL en voiture (vu le nombre de places de parkings prévues, ce sera le mode le plus utilisé) ;
  • poser la question d’un éventuel Pont sur la Loire, inexistant dans le document mais demandé par la Région, la Chambre de Commerce ;
  • demander des précisions sur le tram-train (coût, tracé, calendrier ?) ;
  • regretter que la carte qui reprend tous les projets liés à NDDL soit si petite qu’elle est illisible ;
  • demander comment on va améliorer la qualité de l’eau des rivières (l’Erdre notamment mais pas seulement) en artificialisant une double tête de bassin versant ;
  • rappeler les avis scientifiques sur le caractère exceptionnel du bocage de NDDL et l’impossibilité de compenser sa destruction et celle des espèces qui y vivent ;
  • demander les superficies exactes qui seront retirées à l’agriculture avec tous les projets liés à l’aéroport ;
 
3) sur les contradictions :
 
Le SCOT affirme la volonté de préserver les zones humides, les têtes de bassin versant, la baisse de la consommation d’énergie, les surfaces agricoles… tout en prévoyant plus de routes, plus de zones d’activités, un nouvel aéroport, de nouveaux terrains pour le Port, avec 100 000 habitants et 100 000 logements de plus… Les moyens d’y parvenir sont loin d’être clairs : une recette miracle ?
 
  • Pourquoi le diagnostic préalable pointe-t-il des insuffisances mais sans que des leçons en soient tirées ?
  • 4  exemples :
    • Pourquoi y-a-t-il eu plus de logements construits que ce que prévoyait le précédent SCOT mais toujours un retard de logements sociaux ?
    • Le bilan de l’évolution de l’agriculture est négatif, (l’activité agricole connaît toutefois des changements structurels importants, à l’image de l’ensemble de la France, marqués par une baisse importante du nombre d’exploitants agricoles, un vieillissement de l’âge moyen des exploitants, un agrandissement et un regroupement des exploitations, un développement des structures sociétaires, une baisse de la superficie agricole utilisée (SAU) avec le développement de friches et la périurbanisation..p.16) Comment le SCOT compte-t-il inverser la tendance ? Dire que l’on veut préserver les terres agricoles ne suffit pas. Encore faut-il qu’il y ait des agriculteurs…
    • Le coût du foncier est reconnu comme particulièrement élevé sur le pôle (diagnostic p.39). Silence total ensuite sur le sujet…
    • La pauvreté des ménages a crû sur le territoire (diagnostic p.42), quelle leçon et quelles actions ?
  • Comment dire qu’on va faire baisser l’usage de la voiture avec une augmentation de la population, sans aucun rééquilibrage de l’emploi entre le Nord et le Sud de l’agglomération nantaise, et avec  un aéroport au nord, donc des trajets routiers plus longs pour les usagers en l’absence des transports collectifs promis… ?
 
Le document du SCOT ressemble à un catalogue de bonnes intentions. On ne trouve guère de mesures concrètes, et pas de contraintes.  Comment accorder de la crédibilité à ce document ?"
FV
 
Contribution de l'Atelier Citoyen
Annexes

 

A propos

Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d'Aéroport de Notre Dame des Landes Association luttant contre la création d'un autre aéroport à Nantes (Loire Atlantique), sur les communes de Notre Dame des Landes, Grandchamp des Fontaines, Vigneux de Bretagne et Treillières

Autocollant Acipa 2012 fond-gris

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