07
Décembre

Lettre ouverte de l'ACIPA au Président de la République François Hollande

Lettre ouverte de l'ACIPA

à Monsieur le Président de la République Française,
François Hollande.

Notre-Dame-des-Landes, le 7 décembre 2015

Monsieur le Président,

En ce moment 11 familles et 4 exploitations agricoles situées sur le secteur du projet d’aéroport dit de « Notre Dame des Landes » sont assignées en référé-expulsion le 10 décembre 2015 à 11h30, devant le Tribunal de Grande Instance de Nantes. Le demandeur est AGO (Aéroports du Grand Ouest, filiale de Vinci) pour le compte de l’État. Ainsi, la responsabilité de cet acte vous incombe.
Tous ces dossiers sont concernés par l'accord politique de sortie de la grève de la faim, passé avec vous le 8 mai 2012, puis réactualisé par J-M. Ayrault et M.Valls en 2014.
Les conséquences pour les familles concernées - celles-là même qui croyaient en votre parole - sont désastreuses. AGO-VINCI réclame l'expulsion immédiate de tous les occupants historiques, ainsi qu’une astreinte disproportionnéeet la mise sous séquestre du matériel et du cheptel si les intéressés ne quittent pas les lieux. Du fait de votre promesse, elles n’ont pas prévu de plan de secours et se retrouvent en pleine détresse.
 
Donner un nouveau signal pour faire avancer le projet d’aéroport est révoltant au moment où, selon vos propos, la France se veut exemplaire en matière de lutte contre le réchauffement de la planète, en pleine COP21.
De plus, alors que beaucoup de régions de France pourraient prendre le pire des chemins politiques, il nous paraît absurde et suicidaire que cette demande d'audience en jugement intervienne entre les deux tours des élections régionales, en Pays de Loire qui plus est. Comment après une telle décision, pensez-vous pouvoir garder, Monsieur le Président, la confiance de vos électeurs potentiels ?
 
Nous vous rappelons vos promesses successives de respecter la trêve liée à l'existence des recours juridiques engagés, jusqu'à « leur épuisement » (Première Instance, Cour d'Appel et Conseil d'État) avant tout début de travaux ou expulsion. Des recours sont toujours en attente de jugement.
Cette nouvelle procédure qui s'engage se heurte à vos promesses de chef d'État. Pouvons-nous compter sur votre parole, Monsieur le Président ?
 
L'ACIPA attend de vous que vous demandiez à la société AGO, avec qui vous êtes lié par le contrat de concession aéroportuaire, de se désister de ses demandes d'expulsion des habitants historiques du site.
Puis que vous répondiez favorablement à la demande des opposants de vous rencontrer (environ une quarantaine de demande formulées par ces derniers sont restées vaines) pour qu'un dialogue réel s'instaure enfin et que les alternatives à ce projet puissent être honnêtement considérées.
Enfin, la mise en place d'une expertise indépendante sur l'optimisation de l'aéroport actuel « Nantes-Atlantique » honorerait vos services et notre République.
 
Monsieur le Président, il est de votre pouvoir d’éviter les conflits et, par là même, les drames qu’ils pourraient engendrer comme à Sivens. Nous sommes certains que vous en avez conscience, aussi nous vous demandons de stopper cette procédure.
 
Nous sommes dorénavant dans l’attente de votre réponse rapide et favorable à nos demandes.
Veuillez agréer Monsieur Le Président, l'expression de notre profond respect.
 
Pour l’ACIPA : les co-présidents.
Dominique Fresneau                      Anne-Marie Chabod                   Christian Grisollet

 

Copie à Mme Ségolène Royal, Ministre de l’écologie, M. Laurent Fabius, Ministre des affaires étrangères et Président de la COP21, M. Nicolas Hulot, envoyé spécial du président de la République pour la protection de la planète.

10
Décembre

Prise de parole rassemblement soutien aux expulsés Paris Stalingrad le 10 décembre 2015

Merci d'avoir répondu à notre appel à ce rassemblement de soutien ! Si nous nous retrouvons en effet ici, profondément indignés, ce jeudi 10 décembre, c'est que commence en ce moment même à Nantes une audience en référé-expulsion au Tribunal de Grande Instance de Nantes. Cette assignation concerne 4 exploitations agricoles et 11 familles : paysans, habitants locataires ou propriétaires historiques. Nous allons vous parler d'eux et de leur lutte, qui est aussi la nôtre !

 

 

Mais comment ne pas évoquer d'abord le contexte de cette audience, contexte marqué par la tenue de la COP et l'état d'urgence.

La COP21 vit ses derniers jours, et avec elles les beaux discours du gouvernement d'une France qui serait exemplaire dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Alors que ce gouvernement, docile élève de l'Europe ultra-libérale, n'a de cesse de promouvoir le développement d'une agriculture soi-disant « durable » !

Alors qu'il soutient une agro-industrie excessivement polluante, qui détruit autant les sols qu'elle condamne les petites fermes !

Alors qu'il a une politique de subventions et de soutien aux grosses propriétés au détriment de l'agriculture paysanne !

Alors qu'il laisse se multiplier jusqu'à l'absurde les projets touristico-commerciaux qui dévorent ou artificialisent les terres agricoles !

Alors que la faiblesse toute relative des émissions de carbone de la France ne tient qu'au développement de ses réacteurs atomiques, qu'elle cherche d'ailleurs à exporter toujours davantage, sans politique claire et soutenue de développement des énergies renouvelables, laissant aux générations futures le fardeau des déchets et du démantèlement des centrales !

Et nous pourrions développer bien d'autres cas de l'hypocrisie de ce pouvoir !

 

L’État d'urgence proclamé à la suite des attentats de novembre crée également un contexte très particulier !

Il ne nous a pas fallu très longtemps pour voir qui a été visé, et continue à l'être, par cet état d'urgence :

Assignations à résidence pour la durée de la Cop 21, sur simple présomption du fait que les personnes visées seraient susceptibles de se mobiliser..., gardes à vue... concernent des militants réputés « écologistes » !

Interdictions de manifester, avec une répression sans précédent des militants bravant l'état d'urgence pour rappeler que le droit de manifester est un droit humain ! Nous avons vu le 29 novembre place de la République à Paris la violence policière, les coups, les blessures, les centaines d'embarquement de personnes prises dans des nasses soigneusement construites !

Il s'agit d'instaurer la peur, de verrouiller le débat public et de casser les solidarités !

La lutte pourrait aussi être concernée directement par l'état d'urgence sur un autre plan car selon M.Stephan de Ribou, sous-préfet spécialement nommé auprès du préfet pour mener à bien le projet d'aéroport, « le dossier de NDDL ne serait désormais plus prioritaire, les moyens de police devant se centrer sur la lutte contre les terroristes et non sur l'expulsion des habitants pour vider la zone » (c'est lui qui parle, bien évidemment!). Mais il semble bien que les expulsions soient toujours à l'ordre du jour !

 

Revenons en effet maintenant à cette audience d'aujourd'hui à Nantes, et aux personnes qui y sont concernées.

AGO/Vinci qui a obtenu en 2010 la concession de la construction et de la gestion du futur éventuel aéroport, agit pour le compte de l’État via le ministère de l'écologie ; il est inimaginable qu'il ait pu lancer cette procédure sans un feu vert au plus haut niveau.

Ses prétentions sont exorbitantes :

  • l'expulsion immédiate, sous peine d'astreinte de 200€‚ par jour et par dossier (4 pour certains) et si besoin avec le concours de la force publique.
  • saisie et séquestration des biens, outils de travail et cheptel ;
  • sans qu'il soit tenu compte de la trêve hivernale.

Ces demandes révoltantes sont sans précédent... On peut d'ailleurs rappeler que pour M. Ramery, magnat du BTP devenu « paysan »avec la ferme-usine des mille vaches, qui dépasse de 380 bêtes son autorisation, il n'a que 780 euros d'astreinte journalière, et qu'il n'a jamais été question de lui enlever ses vaches !

Toutes les personnes assignées sont concernées par l'accord politique de sortie de la grève de la faim de mai 2012, passé avec M. Hollande le 8 mai, qui protégeait contre l'expulsion les habitant-e-s vivant sur la zone avant la déclaration d'utilité publique, c'est pourquoi elles sont parfois désignées comme 'historiques'. Cet accord a été confirmé en 2014 par Ms Ayrault et Valls et élargi aux recours environnementaux (loi sur l'eau, espèces protégées) ; ces derniers ne sont pas épuisés, ils ont été jugés seulement en première instance, un acte juridique en comportant éventuellement trois : première instance, appel, cassation ou Conseil d'état.

Ces personnes ont affronté les tracasseries policières, administratives et judiciaires liées à l'expropriation ou l'expulsion : Marcel a été l'un des grévistes de la faim, Sylvain, accusé d'agression envers les forces de l'ordre avec arme (son tracteur) pour avoir essayé de protéger des manifestants en s'interposant avec sa remorque a été blanchi de cette accusation. Sylvie, Brigitte ont fait un énorme travail de communication, ont résisté aux forces policières... Tous, toutes sont des âmes de la résistance, tous, toutes ont porté la lutte ...

 

Car il faut refaire un peu d'histoire. Rappelons que cette lutte dure depuis plus de 40 ans et que les paysans y ont joué un rôle déterminant dès la création de la Zad (zone à aménagement différé) en obtenant la possibilité d'installation de jeunes sur les terres acquises par le Conseil Général grâce à son droit de préemption. Hervé, l'un des paysans concernés aujourd'hui, s'est installé « hors cadre » sur les terres de son père dès 1978.

Après le réveil du projet en 2000, la lutte s'est élargie d'abord par la création de l'Acipa en 2000,  puis, autour d'elle, la Coordination des opposants s'est structurée petit à petit. Elle regroupe actuellement près de 55 organisations variées, syndicales (Confédération Paysanne, Solidaires), des collectifs (élus...), des associations citoyennes ou de protection de l'environnement, des partis politiques. D'innombrables réunions d'informations, d'actions de mobilisations diverses, d'opposition sur le terrain au début des travaux... ont accompagné la construction d'une vraie expertise citoyenne et le lancement de nombreux recours juridiques. Ces derniers n'étant pas suspensifs, c'est la lutte qui impose le respect de la « trêve ».

Ces habitants et paysans « historiques »ont été rejoints sur la ZAD (devenue "zone à défendre"), surtout à partir de 2009 et après 2012, par de nouveaux occupants, pour éviter que le territoire ne se vide et pour y inventer d'autres formes de vivre ensemble, d'autres manières d'habiter, de cultiver... Des expériences prometteuses dans les domaines les plus variés ont vu le jour et se poursuivent patiemment.

Malgré les engagements de mai 2012, une tentative ultra-violente d'expulsion de la zone de ces habitants les plus récents a eu lieu en octobre 2012. Nous en avons tous en mémoire le souvenir ou les images. La résistance déterminée des habitants et opposants, soutenus par un immense élan de solidarité des populations proches et la création de comités de soutien un peu partout, a mis en échec la stratégie policière de l’État pour vider la ZAD.

Malgré les propos de M. Valls, aucune date n'est actuellement fixée pour le début des travaux, il n'y a donc aucune espèce d'urgence. C'est si vrai que, dans le même temps, Vinci signe des baux précaires pour que des parcelles de la ZAD soient mises en culture la saison à venir.

 

Face à l'échec de la stratégie policière de 2012, une autre stratégie est maintenant lancée : celle de frapper au cœur et au porte-feuille des paysans et habitants, par les menaces sur les troupeaux, les maisons, ainsi que par les astreintes financières. Il s'agit de mettre à genoux les paysan-ne-s et habitant-e-s. Leur départ permettrait de vider plus facilement la ZAD, puisque n'y resteraient plus alors que les « zadistes » traités d'affreux minoritaires ultra-violents quand ce n'est pas de « terroristes »

 

En cela le référé menace, non seulement les personnes assignées,

mais aussi tous les occupant-e-s de la zone,

mais aussi tous les opposants aux grands projets inutiles et imposés !

Il cible des lieux de vie, de solidarité, d'organisation, d'invention d'autres mondes possibles car nous refusons celui du profit, du béton et de la terreur.

Et en cela le référé-expulsion nous menace tous !!!

 

Nous exigeons l'abandon du projet d'aéroport et, sans aucun délai, l'abandon de la procédure à l'encontre des personnes concernées. AGO doit de se désister de ses demandes d'expulsion des habitants historiques du site.

De fortes mobilisations seront aussi certainement nécessaires dans les jours et semaines à venir, nous vous demandons d'être particulièrement attentifs aux appels. Nous ne gagnerons pas sans vous ! Merci !

au nom des militants et collectifs NDDL présents à Paris, ayant appelé à ce rassemblement

10
Décembre

Lettre de la commission agricole du PS44 aux responsables du PS44...

Le 20/11/2015

Nous sommes en pleine campagne des régionales, acteurs sur le terrain, et moteurs dans les contributions aux programmes..

 

Il n’est pas de jour sans qu’on remette sur le devant de la scène la question du transfert de l’aéroport de Nantes Atlantique à Notre Dame des Landes… Comme un chiffon rouge…

 

Nous savons qu’au sein du parti beaucoup de militants sincères sont persuadés de l’intérêt de ce projet et énervés par les reports successifs depuis la fin de l’enquête publique en 2008… Pour autant il n’y a jamais eu de débat serein organisé et argumenté au sein des instances de discussion du parti, en dehors de quelques sections.

 

Depuis la fin de la grève de la faim au printemps 2012, grâce à la médiation de responsables des collectivités locales -essentiellement le CG44- il y avait eu un engagement du Président Hollande de différer la réalisation de ce projet jusqu’à extinction des derniers recours en justice, ce qui incluait les appels même non suspensifs. Cela couvrait tous les occupants historiques (légaux) ayant refusé l’expropriation.

 

Depuis, il y a en plus un contentieux avec les instances européennes qui n’est pas purgé.

 

Fin 2014, Philippe Grosvalet (président sortant du CG 44) et en amont de la campagne des départementales, publiait un entretien à OF où, sans renier son soutien au projet de transfert, il prenait une position ferme contre le passage en force : « Il faut réhabiliter la politique, imaginer de nouvelles formes de débats publics contradictoires afin que des décisions prises démocratiquement soient acceptées et respectées par tous »… « il n’est pas concevable de s’en remettre uniquement à la force, à l’expertise ou aux procédures juridiques » et enfin : « c’est aussi cette conception de la démocratie qui doit distinguer un gouvernement de gauche d’un gouvernement de droite. Nous ne pouvons pas nous laisser enfermer dans cette spirale de la violence »

 

L’expertise, parlons-en en deux mots :

  1. Les arguments pour justifier le transfert n’ont cessé d’évoluer depuis le débat public au fur et à mesure des arguments apportés par les « experts » citoyens : de la saturation de l’aéroport à celle de l’aérogare, de l’inconstructibilité sur l’île de Nantes à la protection du lac de Grandlieu, et maintenant la lutte contre l’étalement urbain et la protection de 3 zones Natura 2000 ! Comme si on trouvait de nouvelles bonnes raisons après chaque argument contesté…
    Le dernier argument de Valls pour contrer le procès fait dans le cadre de la COP21 c’est la pollution sur le lac de Grandlieu, alors qu’au contraire toutes les expertises scientifiques, dont celle du dernier directeur de la réserve naturelle, disent que Nantes Atlantique ne gêne en rien mais au contraire protège des risques d’urbanisation à proximité du lac…
  2. Les expertises favorables au transfert sont toutes suspectes de partialité : c’est la DGAC ( Direction Générale de l’Aviation Civile) favorable au transfert qui a été chargée d’une expertise sur le coût d’un réaménagement de Nantes Atlantique. Les expertises « citoyennes » elles, sont regardées de haut… alors même que la mondialisation de l’accès à l’information et les échanges via le net ont énormément élargi la notion d’expertise…

Nous ne demandons pas que les partisans du transfert mettent leurs convictions sous l’éteignoir le temps de la campagne. Nous demandons que le moratoire accepté par le Président Hollande soit respecté, et le seul engagement est de prendre le temps d’une expertise par un bureau indépendant accepté par tous, notamment sur la question des alternatives au transfert tenant compte du besoin de déplacement par avion du monde économique et des citoyens. Et de se souvenir que Jean Marc Ayrault avait mis en place 3 commissions, qu’on ne parle aujourd’hui que de la commission du dialogue en disant que ses préconisations ont été prises en compte ( ?), mais qu’il y avait aussi une commission agriculture et surtout une commission scientifique, qui concluait à l’insuffisance du dossier de compensation environnemental et à de sérieuses lacunes sur l’étude d’impact.

 

Dans l’état actuel des choses, les postures prises par les responsables du gouvernement et du parti en région, l’exploitation qui en est faite par les responsables d’EELV, c’est pour la gauche se tirer une balle dans le pied. Les camarades engagés dans le tractage et le porte à porte, même favorables à NDDL, craignent le retour de manivelle des citoyens à sensibilité écologique, un accroissement de l’abstention et surtout l’impossibilité de rassembler la gauche au 2ème tour… Comme des gamins qui n’arrivent pas à se réconcilier « c’est celui qui dit qui l’est » ou « c’est pas moi le premier ».

 

Il est encore temps de calmer le jeu. Nous gagnerons plus à rassembler la gauche qu’à donner des gages aux apologistes de l’ordre républicain ou qu’à s’afficher plus légaliste que Retailleau.

 

(Courrier de membres de la commission agricole PS 44 envoyé aux dirigeants du PS en 44)

11
Décembre

Un collectif de pilotes de ligne répond à Ouest-France

Un collectif de Pilotes de Ligne souhaite et demande à Ouest-France de publier un article en réponse à celui signé de M.Jean-François MARIVAL concernant l’aéroport de Nantes Atlantique et publié récemment par votre journal sous le titre "Pilote, Aiguilleur : un aéroport en fin de vie".
 
 
Quelle belle leçon de journalisme et d’information. Pour répondre à des citoyens qui travaillent et témoignent publiquement à visages découverts, voici qu’apparaissent des courageux identifiables à leurs seuls prénoms ! Non, nous ne connaissons pas Paul le contrôleur aérien, non plus que Julien le pilote d’Air France ; mais par contre Jean, Luc, Mathieu, Pierre, Thomas, Judas... ne nous sont pas inconnus non plus que Théophraste, Pantaléon, Théodule, Aristide... tous aux postes de pilotage des avions de notre grande compagnie anciennement "nationale"’.
 
Trève de plaisanterie : nous pourrions appeler cela de l’ENFUMAGE si nous n’étions pas aussi hautement respectueux du travail de ces messieurs de la presse ! Que nous disent ces chers Paul et Julien ? Qu’un aéroport doit être totalement accessible quelles que soient les conditions météorologiques, que Nantes-Atlantique n’est pas équipé d’une approche de précision en piste 21 (à qui la faute ?), qu'il n’est donc  pas accessible et même "en fin de vie" ?!
Eh bien, Nice où il n'y a pas d’approche de précision en piste 22 est aussi "en fin de vie" dans ce cas ! Sonnons le glas pour le même motif pour Bordeaux (piste 05), Brest (piste 08), Lille (piste 08), Montpellier (piste 12L), Perpignan (piste15), Rennes (piste10)... Cette liste non-exhaustive ne concerne que des aéroports français !
 
Paul et Julien, Nantes-Atlantique est dangereux : trois accidents évités in extrémis ?! Voilà un sujet qui ne supporte pas la dérision. Nous demandons des précisions, des détails sur les circonstances : il ne faut pas que cela se reproduise! Peut-être sera évoquée la sous vigilance du contrôle aérien local constatée par le non moins très sérieux Bureau Enquête Analyse que le monde entier nous envie.
 
Peut-être..."la piste est à refaire" ? Comme tout équipement, il faut régulièrement refaire la piste (elle a été re-surfacée cet été, usure...). Un cahier citoyen traite abondamment du sujet, personne n’a contesté nos chiffres à ce jour.
''Pas de place pour un dégagement grande vitesse  de la piste” ?  Quel aveuglement et quelle hypocrisie ! Le gestionnaire de Nantes-Atlantique en trouve lui de la place pour des dizaines de voitures à quelques mètres des chemins de roulement avions ! Quand aux recommandations que vous mentionnez, elles n’ont pas force d’obligation sinon combien de grands aéroports seraient déjà fermés, Nice encore une fois ? NON messieurs Paul et Julien, vous ne nous avez pas convaincus d’abandonner aux promoteurs cette richesse locale qu’est l’Aéroport de Nantes-Atlantique non plus que de bétonner ce splendide bocage de Notre-Dame des Landes.
 
NON à l’obsolescence programmée de Nantes Atlantique ou encore à sa ''fin de vie'', et bienvenue à l’atelier citoyen dont les travaux ne sont  pas terminés …
 
Quelques signataires ? Des pilotes avec leurs prénoms et noms, en exercice ou ayant exercé ‘’un peu partout sur la planète’’  …
 
HERVE THEBAUD : Pilote de Ligne 34000 heures de vol et instructeur.
DIDIER PORTRAIT : Pilote Hautes personnalités au GLAM dont le chef de l'état durant 6 ans et Pilote de ligne 18000 heures de vol.
MARC FRADET : Pilote de Ligne 10000 heures de vol.
THIERRY MASSON : Pilote de Ligne 20000 heures de vol.
ALAIN HAMON : Pilote de chasse sur avion d'arme et Pilote de Ligne 12000 heures de vol.
GILLES COURTOIS : Mécanicien concorde et pilote de ligne 10000 heures et 7000 h comme instructeur.
FABRICE FALOURD : Ex Pilote Aéronavale, Officier pilote Sécurité des Vols et Pilote de ligne 13000 heures de vol, instructeur simulateur de vol.
LAURENT DENIS : Pilote de Ligne 14000 heures de vol, instructeur.
CLAUDE CHIRON : CdB A330/A340 Pilote de Ligne 22000 heures de vol.
STEPHANE LANDREAU : Pilote de Ligne 8500 heures de vol.
CHRISTIAN SAERENS : Pilote de Ligne 10220 heures de vol.
PATRICK BOIVIN : Ex Pilote de chasse et Pilote de Ligne, instructeur, 18000 heures de vol.
LAURENT BEYSSAT : Pilote de ligne, instructeur, chef de secteur compagnie, 11500 h de vol.
ANDRE AMIEL : Ancien pilote de chasse, de reconnaissance et de bombardement nucléaire, et pilote de ligne, 17000 h de vol.
FERNAND DONNIO : Pilote Professionnel aviation d’affaire, instructeur, 19000 heures de vol.
PATRICK VOISIN : Pilote de ligne 12000 heures de vol.
PHILIPPE GUIGON : Contrôleur aérien (E/R) 36 ans d’expérience.
 
… Faudra-t-il trouver 200 noms de plus, totaliser l’expertise ?
 
of20151209-7-1

A propos

Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d'Aéroport de Notre Dame des Landes Association luttant contre la création d'un autre aéroport à Nantes (Loire Atlantique), sur les communes de Notre Dame des Landes, Grandchamp des Fontaines, Vigneux de Bretagne et Treillières

Autocollant Acipa 2012 fond-gris

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